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avr
17

Test de Super Metroid sur Super famicom

Bonjour,

Ce Super Metroid, le 3ème épisode de la saga, est celui qui aura le plus marqué les joueurs. Autant vous le dire tout de suite, pour moi il s’agit ni plus ni moins de l’un des meilleurs jeux de tous les temps. Super Metroid reprend le concept de ses deux aînés ; c’est un jeu d’aventure-action. Le but du jeu est de déambuler dans des labyrinthes creusés dans les souterrains d’une planète que l’on nomme Zebes, repaire des fameux pirates de l’espace. Samus Aran, personnage énigmatique et solitaire dont on ne sait pas très bien si c’est un humain ou une machine, se rend sur cette planète hostile, après que le dernier exemplaire vivant de metroid ait été volé par « Ridley » dans un laboratoire en charge de l’étudier. Samus lui emboîte le pas, et atterrit à la surface de Zebes, sous un orage et une pluie acide battante… On se retrouve donc planté là, au milieu de nulle part, à se demander où l’on va bien pouvoir aller. Sans une bribe d’information sur la tâche à accomplir, tout ce que vous savez c’est que vous devez retrouver la larve. Vous partez donc à la découverte de cet endroit peu accueillant. Et c’est l’une des grandes forces de ce jeu : le sentiment d’être absolument seul, abandonné sans aucune indication sur ce qu’il y a à faire, contrairement à l’épisode GBA

On doit donc se débrouiller seul et partir explorer au hasard l’immense aire de jeu, où l’on va s’enfoncer de plus en plus dans les profondeurs de Zebes, habitée par une faune et une flore agressives. On a une liberté d’action assez énorme. D’ailleurs, la première fois que j’ai terminé ce jeu, je me suis rendu compte plus tard que je n’avais pas pris le cheminement « officiel ». Certes, on ne pourra ouvrir certaines portes qu’à certains moments du jeu, après avoir rempli une certaine action, mais on n’est pas tout le temps bloqué. Tant et si bien que le joueur ressent une sensation d’abandon, livré à lui-même ; on est perdu. Il faut se battre pour survivre et trouver la sortie. Tel semble être le credo de cet opus. Le gameplay de ce Metroid est très très riche. Il y a tout un équipement à rassembler, divers costumes, des capacités spéciales comme la fameuse boule morphing, la vitesse supersonique, la vision à travers les murs,… et de nombreuses armes de plus en plus puissantes. En tout une vingtaine d’upgrades, qu’il faudra parfois associer entre elles pour former d’autres attaques.

Quand Samus est suffisamment équipée, le personnage dégage vraiment une impression de surpuissance. Il faudra bien ça pour vaincre les boss, tous très impressionnants de par leur taille et leur difficulté, à tel point qu’on redoute à chaque fois le moment où l’on sent que l’affrontement va arriver. Pour la partie technique, le jeu date tout de même de 1994, mais reste très appréciable à l’œil. Il ne rivalise certes pas avec un Donkey Kong Country ou un Yoshi’s Island (sortis plus récemment), mais sait faire valoir ses qualités. On retiendra l’excellente animation des personnages, dont les mouvements sont très bien détaillés, le plus impressionnant à l’époque restant la course supersonique de Samus. Les environnements sont également à l’honneur puisqu’au-delà de leur design réussi, très organique, on pourra se réjouir de leur diversité. Il y en a pour tous les goûts, de la lave à l’eau, en passant par un vaisseau échoué ou des caves sombres.

Côté son, je connais peu de jeux ayant un rendu sonore autant en osmose avec le design graphique. Un point qu’il convient de souligner est l’ambiance unique qui se dégage de ce jeu, très sombre et mystérieuse, et le son y est pour beaucoup. Les musiques qui accompagnent les niveaux sont très étranges et restituent bien le sentiment d’être seul, très loin de tout, et de descendre de plus en plus dans les entrailles de cette planète. Avec ce Super Metroid, Gunpei Yokoi a réussi son pari : donner dans le machiavélisme à outrance, de manière à plonger le joueur dans une ambiance teintée de solitude, d’inquiétude, d’oppression, et surtout une totale inconnue sur ce qui nous attend derrière la porte suivante. Honnêtement, Super Metroid est un très grand jeu dans son genre, à savoir l’aventure/action/plates-formes. Je pense qu’il reste encore une référence malgré ses 17 ans d’âge. D’ailleurs, il vient d’être élu 10ème meilleur jeu de tous les temps par le site de référence IGN.

Sayonara !

Psycho Ben.

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fév
01

Best of Super Famicom, troisième et dernière partie

Bonjour les retro gamers !

Nintendo déclina sa mascotte Mario dans un titre aussi imprévisible que couronné de succès : un pari audacieux. Recycler le héros de son jeu de plate-forme phare dans un jeu de kart… mais où étaient-ils allés pêcher une telle idée chez Nintendo ? Utilisant le fameux mode 7 de la Super Famicom, Super Mario Kart allait tout simplement créer un standard. Chaque personnage fut doté de caractéristiques propres de vitesse, d’adhérence et de poids (important lors des collisions) et pouvait ramasser des icones sur la piste pour corser les épreuves ! D’ailleurs les circuits s’avéraient vicieux en diable, avec des obstacles, ennemis tirés de Super Mario World. Le pilotage était tout sauf sommaire et autorisait même des accélérations en dérapage. Un mode Time Attack permettait aux meilleurs joueurs de sed éfier par chronos interposés (pas de online à l’époque) et un mode Battle de se lancer dans une course aux ballons crevés hilarante. Probablement un des jeux multi les plus courus de l’époque.

Un renard dans son vaisseau qui part à l’assaut d’une menace spatiale, accompagné d’un lapin et d’un crapaud… Décidément Nintendo ne manquait pas d’imagination. mais au-delà d’un casting improbable, la firme de Kyoto fit plus fort : de la 3D ! Pour la première fois sur une machine 16 bits, elle faisait son apparition grâce à une puce miraculeuse placée dans la cartouche : le processeur Super FX. Comme le shoot était nerveux, accompagné d’une musique et de bruitages devenus cultes (les babillages des animaux, inoubliables) Starfox devint vite une référence.

Aujourd’hui les amateurs de shonen se précipitent sur les adaptations de Naruto. A l’époque des consoles 16 bits, c’est Dragon Ball Z 2 qui provoquaient des ruées chez les revendeurs. Dragon Ball Z 2, fut probablement le plus marquant de la série. Le gameplay y était affiné par rapport au premier volet, les personnages plus nombreux (même si Goku était ici un personnage caché !), bref tout le monde se l’arrachait. La magie de l’animé joua à plein, avec en point d’orgue un mode story aux nombreuses possibilités.

Samus Aran fut de retour dans sa troisième aventure sur console de salon… Un évènement dont la mise en scène fut assurée de façon grandiose. Jouabilité et réalisation au diapason de la qualité de l’aventure proposée : Super Metroid entrait dans une nouvelle dimension. Détail tout bête : Super Metroid, comme les castlevania récents, se jouait dans des niveaux labyrinthiques où les allers-retours foisonnaient. Les détails apportés aux décors de cette superbe version rendaient la progression plus simple, en plus d’une pile de sauvegarde. L’ambiance particulièrement oppressante, le scénarion dans la continuité de Metroid 2, tout concordait pour faire de ce Super Metroid un titre à la mesure du talent de son créateur, Gunpei Yokoi.

Après Killer Instinct en arcade, Rare Software connaissait le succès populaire, enfin. Basé sur la même technique de rendu graphique que son jeu de baston, Donkey Kong Country proposait un effet de profondeur jamais vu pour l’époque, donnant l’impression que chaque élément du jeu était en 3D. Mais cela n’aurait pas été suffisant pour créer un grand jeu ! Il faut saluer la qualité du level design du titre de Rare : jeu à deux (l’un après l’autre) intéressant, bonus cachés un peu partout, durée de vie vraiment importante pour tout accomplir à 100 %. Le succès fut mérité, et surtout d’une telle ampleur qu’il donna lieu à deux suites du même acabit.

La première trilogie Star Wars eut droit à un traitement exceptionnel sur Super Famicom. Trois jeux, revisitant librement l’univers et le déroulement des longs métrages, avec une qualité graphique exceptionnelle et des gimmicks visuels ou sonores pour enthousiasmer les fans ! La difficulté assez élevée ne freinait pas l’envie impérieuse de découvrir le niveau suivant, les morceaux de bravoure étant parfaois situés très loin dans l’aventure (pour piloter un X-Wing, il fallait vraiment persévérer en l’absence de sauvegardes ou de codes !). Pour le reste, sabres-laser , cris de wookies et musiques fidèlement retranscrites suffisaient à assurer une ambiance digne des salles obscures : une trilogie aussi réussie qu’au cinéma !

Pour rivaliser avec Street Fighter 2 en arcade, Midway imagina un titre à l’univers plus sombre, plus violent. Un tournoi clandestin entre les forces du bien et du mal, rappelant par moments Le jeu de la Mort avec Bruce Lee. Mortal Kombat réunissait des combattants d’origines très diverses. L’originalité du titre reposait sur deux points : des personnages digitalisés et des fatalités en fin de match, mouvements particulièrement gore. Le succès fut immédiat et la saga lancée. dans une direction vraiment opposée à Street Fighter, Mortal Kombat cherchait toujours à aller plus loin dans la violence et le sadisme assumé. La victoire n’étant qu’un prétexte à un supercoup spécial. Cette ambiance particulière et malsaine fonctionna fort bien chez les gamers !

Monumental. Chrono Trigger était probablement « trop réussi » pour être digéré comme étant un chef d’oeuvre dès sa sortie… Des personnages travaillés, un scénario réussi, un système de combat très développé (les attaques combinées !), de sublimes compositions musicales, plusieurs fins possibles, un character design de folie. Pour certains, ce jeu était la perfection. Force est de constater que l’excitation entourant son remake sur DS ne contredit pas l’adoration autour d’un titre dont le seul tort aura été de ne pas s’appeler Final Fantasy. Le prix que peut parfois atteindre aujourd’hui une version américaine en parfait état (plus de 100 euros !) démontre encore, s’il en était besoin, à quel point Chrono Trigger n’est pas un jeu ordinaire.

Sayonara !

Psycho Ben.

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