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juil
10

Test de Sola to Robo sur Nintendo DS

Bonjour,

Pour ses 15 ans, CyberConnect2 a mis tout son amour à réaliser une suite spirituelle à son premier jeu, Tail Concerto, et ça se sent. Graphiquement très joli, rappelant dans son univers certains travaux de M. Miyazaki, Solatorobo : Red the Hunter brille également par sa mise en scène soignée, son rythme narratif bien équilibré et son gameplay accessible et pêchu. Un très bon titre, aux personnages attachants, qu’il serait bien malin d’offrir à un jeune ado de votre entourage, d’autant plus si vous n’assumez pas vous même d’incarner un chien qui parle. Comme un beau gâteau que CyberConnect2 aurait préparé avec amour pour ses 15 ans, Solatorobo est un jeu plein de qualités, dans lequel l’alchimie prend entre tous les ingrédients. L’histoire d’abord : vous incarnez le toutou Red, un chasseur intrépide, qui à bord de son robot DAKHA est capable de soulever toutes sortes de choses assez lourdes et en particulier des ennemis, comme nous le verrons plus en avant dans ce texte. Le héros de cette aventure est accompagné de sa soeur, l’adorable Chocolat, qui depuis le vaisseau du duo, l’Asmodeus, conseille et aiguille son grand frère dans ses missions. Si jusque-là ce sympathique duo remplissait diverses besognes plutôt anodines pour pouvoir payer leur lot de croquettes quotidien, lorsqu’ils vont rencontrer Ehl, un petit chat bien mystérieux, leurs aventures vont prendre une toute autre envergure…

Solatorobo est le modèle type du jeu que l’on aimerait mettre dans les mains de son petit frère, sa petite soeur ou sa progéniture, et cela pour de multiples raisons. Si la trame principale demeure assez simple (elle promet tout de même quelques rebondissements du meilleur effet), les environnements et les personnages à découvrir sont vraiment très attachants. Graphiquement, le titre Bandai Namco est très soigné et un véritable travail de mise en scène dynamise l’ensemble du jeu. Assez bavard, celui-ci est remarquablement et intégralement traduit en français. Si le chara design du titre ainsi que ses jolis décors séduisent d’emblée, Solatorobo se permet une petite fantaisie qui achève de nous charmer : au cours des dialogues, les personnages ponctueront les blocs de texte par des interjections en français, comme dans la version japonaise du titre. Ainsi on sourit dès que l’on entend un « Sapristi ! », un « Nom d’un chien ! », un « Courage ! » ou un même un simple « Oui » adressé par un PNJ, avec cet accent caractéristique d’un japonais qui s’essaye à la langue de Molière.

 

Solatorobo possède comme autre qualité d’être très accessible dans son système de jeu. Le titre possède un gameplay bien à lui et est un véritable action RPG dans le sens où l’action constitue vraiment le coeur des combats. C’est à bord de son robot que Red fait face à ses ennemis. Plusieurs techniques s’offriront à lui pour en venir à bout mais les plus répandues et souvent les plus efficaces consisteront à marteler le bouton A pour soulever et projeter les assaillants, à l’aide des bras mécaniques du robot, qui serviront aussi à attraper des projectiles en vol, pour les renvoyer à l’expéditeur. La variété des situations proposées par le jeu font que l’on ne se lasse pas de ce système de jeu très simple mais également très efficace. Parmi les variantes à ces joutes où l’on balance à tout va, on trouve des phases aériennes où le DAHAK ne peut voler que quelques instants et dans lesquelles il faudra veiller à atterrir de manière organisée sur les diverses îles qui parsèment notre chemin. On volera aussi pour de vrai, cette fois-ci à bord de vrais avions, lors de courses qui ne sont pas sans rappeler celles de Diddy Kong Racing. Cependant, contrairement au titre Rare, ces phases aériennes sont un peu moins souples dans leur jouabilité et moins fun aussi. Elles n’en demeurent pas moins divertissantes et pourront même être partagées en multi, avec des amis qui posséderont également la cartouche de jeu.

Cependant, l’intérêt de Solatorobo réside véritablement dans son aventure solo. Divisée en de multiples épisodes, celle-ci s’avère vraiment bien rythmée et se boucle, en ligne droite, en une vingtaine d’heure. Mais avec tous les à-côtés des quêtes mineures que vous auriez pu ignorer, une fois embarqué dans l’intrigue, la recherche des différents bonus à collecter (illustrations, musiques, etc.), vous pouvez bien considérer que terminer à 100 % ce titre vous prendra une quarantaine d’heures. Le seul petit bémol que pourront relever les joueurs aguerris, c’est peut-être la personnalisation des stats du robot, assez basique. Il suffit de placer des cubes équivalents à des capacités (puissance, vitesse, défense, etc.) dans des emplacements prévus à cet effet sur le robot. Ils se débloquent au fur et à mesure de l’aventure, en dépensant des « cristaux-P », ces emplacements pouvant coûter 5, 10 ou 15 cristaux. Si vous êtes de ceux qui aiment passer des heures dans les menus à tout paramétrer, c’est loupé, Solatorobo se focalise sur l’action et la narration.

 

Sayonara !

Psycho Ben.

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jan
29

Test de Ninokuni sur Nintendo DS

Bonjour,

Si vous êtes amateur d’animation japonaise, le nom de Ghibli doit forcément vous évoquer de grands et beaux souvenirs. Jusqu’à présent, jamais le « Disney japonais » n’avait prêté son nom à un jeu vidéo, malgré quelques hommages appuyés rendus chez certains éditeurs. Seule l’ambition de Level-5, l’éditeur qui monte, pouvait rendre cette association possible. Elle est aujourd’hui concrétisée avec un premier RPG pour DS : Ninokuni. Il signifie le « Deuxième Monde », mais on est loin ici d’un univers virtuel gangréné par des micro-transactions sans intérêt. L’ambiance serait même plutôt morose. Victime d’un accident de la route qui a failli entraîner sa noyade, Oliver a vu sa propre mère mourir sous ses yeux. Voilà qui plombe tout de suite l’atmosphère. Inconsolable, notre petit héros croit rêver lorsque l’une de ses larmes réveille Shizuku, une petite poupée offerte par sa maman quelques années plus tôt. D’un naturel optimiste et déterminé, le petit tapir bleu lui révèle l’existence d’un univers parallèle, Ninokuni, où Oliver pourrait peut-être retrouver sa mère, et, qui sait, la ramener à la vie.

Voici Shizuku qui vous accompagnera dans vos aventures

Seul obstacle à cette touchante réunion de famille : l’odieux Jabo, le Prince des Ténèbres, qui menace d’emprisonner toutes les émotions de ce monde miroir. Au cours de son aventure, Oliver fera la connaissance des quatre grands mages qui ont pour mission d’aider l’élu à accomplir la prophétie, tout en élucidant les liens mystérieux qui unissent Ninokuni au monde d’Oliver. Une fois encore, le nom de Ghibli se voit associé à un conte initiatique beaucoup plus mature qu’il n’y paraît. Du design des personnages au choix élégant des couleurs, le style maison est évidemment identifiable au premier coup d’oeil. Et qui d’autre que Joe Hisaishi, compositeur attitré des films de Miyazaki, pour mettre en musique cette aventure avec la maestria qu’on lui connaît ? Loin de cachetonner, le célèbre mélodiste nous offre une fois encore des thèmes entraînants, un aller-simple en musique vers Ninokuni.

Le superbe livre de magie

Pour immerger davantage le joueur dans l’univers parallèle de Ninokuni, Level-5 est allé jusqu’à produire une réplique du Magic Master, fournie avec chaque exemplaire du jeu ; c’est d’ailleurs ce qui donne à la boîte son épaisseur inhabituelle. Accompagné de son index plastifié, ce bouquin de 350 pages fait clairement office de petite bible. Et l’éditeur n’a visiblement pas cherché à faire d’économies : entre le grain jauni du papier, le parfum de vieux qui s’en exhale, et les riches illustrations qu’il contient page après page, Level-5 a abattu un travail considérable… En effet, de nombreuses énigmes demandent de se référer au Magic Master, le plus souvent pour décoder une série de hiéroglyphes. Plus fréquemment, l’acquisition de nouveaux sorts auprès des maîtres-mages suppose aussi de dessiner au stylet les runes associées, des motifs consignés en début d’ouvrage.

Les combats sont dynamiques

Comme dans Dragon Quest V ou Pokémon, Oliver et ses compagnons peuvent faire appel à des monstres, les Imagen, des esprits souvent plus puissantes que le dompteur lui-même. Créatures élémentaires, les Imagen sont capables d’évoluer après level up, une métamorphose listée dans le Magic Master. Le jeu en vaut la chandelle, car le niveau supplémentaire gagné après fusion octroie des bonus de stats significatifs. Et comme certaines transformations induisent un choix parmi deux, avec parfois de nouvelles affinités élémentaires, il faudra partir à la recherche d’un Imagen non évolué pour compléter sa collection… ou compter sur un ami pour des échanges. Vraiment sympa. Le jeu peut s’appuyer sur une réalisation de haute volée, qui prouve toute la maîtrise de Level-5. Entre les effets de profondeur sur certains écrans fixes, pour mieux mettre en valeur les pérégrinations des héros, à l’intégration réussie des éléments 3D, le titre n’accuse aucun défaut de production. Au contraire, il se permet même de nous gaver sous une avalanche de voix digitalisées et de cinématiques assez nombreuses pour illustrer les grands moments de la quête.

Sayonara !

Psycho Ben.

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