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fév
06

Test de Super Mario Kart sur Super Famicom

Bonjour les pilotes !

Les moteurs commencent à ronronner très légèrement à l’unisson en attendant de rugir de plus bel. C’est l’effervescence dans les gradins et les spectateurs présents n’en perdent pas une miette. La lutte entre pilotes de kart issus de l’univers Mario sur tous les terrains promet d’être un spectacle fantastique où bien sûr tous les coups sont permis. Mais avant de se lancer à corps perdu dans les différents modes de jeu de Mario Kart ; il convient de choisir avec pertinence son personnage parmi les huit disponibles. Il y ‘en a pour tous les goûts mais très vite on s’aperçoit que l’on peut les classer en quatre groupes en fonction des caractéristiques de leur monture. La meilleure tenue de route est à mettre à l’actif de Toad et Koopa Troopa tandis que les karts de la Princesse et Yoshi ont l’accélération la plus rapide. Bowser et Donkey Kong JR sont sur la piste de véritables poids lourds et leur accélération n’est pas fantastique mais en revanche leur vitesse de pointe peut devenir très élevée avec le temps. En ce qui concerne Mario et Luigi, peu de chose à noter sur leur machine si ce n’est qu’elle est la mieux équilibrée en terme de tenue de route, vitesse et accélération.

Dans le mode Grand Prix de Mario Kart vous devrez décider pour quel championnat (Mushroom,Flower, Star..) vous allez livrez des batailles épiques sur 5 courses différentes et à l’issu duquel un trophée sera attribué en fonction de votre position finale obtenu dans le classement par points. A noter que chaque courses se déroule sur cinq tours et que seul les quatre premiers sont récompensés… Fort heureusement on peut à tout moment de la course choisir de recommencer un circuit ce qui aura pour effet de vous faire perdre une vie. Par contre au bout de 36 points obtenus dans le classement, vous gagnerez une vie en récompense… Le déroulement des courses prend tout son intérêt à partir du moment où l’on roule sur les cases jaunes (point d’interrogation) qui donneront une arme à utiliser sur la piste. Carapace rouge à tête chercheuse, peau de banane, éclair rétrécissant, champignon accélérateur ne sont que quelques exemples d’items que vous pourrez obtenir et vous servir à votre guise. Affronter les difficultés liées au terrain et aux ennemis prêt à tout pour faire perdre du temps a chacun des concurrents sera votre pain quotidien sans oublier les pièges que tendront les autres personnages du jeu.

C’est dans ces moments précis qu’il faudra user de ses talents de pilote et items à bon escient pour terminer dans les premiers à franchir le drapeau à damier. Prendre un départ idéal et déraper dans les virages, franchir des flèches accélératrices et utiliser les raccourcis ne seront pas de trop pour gagner un temps précieux. La possibilité de jeter un coup d’oeil dans le rétroviseur est appréciable dans la mesure que l’on peut déjouer les pièges des autres concurrents et par la même occasion leur rendre la monnaie de leurs pièces… Il ne faut pas oublier de récolter de l’argent sur les circuits qui permettra d’augmenter la vitesse de pointe du kart. Besoin d’une séance d’entraînement alors pourquoi ne pas se laisser tenter par le mode Time Trial ? Seul sur la piste avec pour seul ennemi contre vous le temps qui s’écoule inexorablement. Il faudra s’accrocher pour combler les lacunes de votre pilotage mais l’on pourra toujours s’aider du fantôme de son meilleur temps pour corriger ses trajectoires et inscrire son nom dans le livre des records. Pour se défouler rien de tel qu’une partie en mode Bataille sur une des quatre arènes avec votre ami(e). Les règles sont simples, crever les trois ballons qui gravitent autour du kart de votre adversaire.

Les stratégies en tout genre et coups fourrés pleuvront sans cesse pour être le grand gagnant. Ce n’est qu’un avis personnel mais ce jeu qui utilise à merveille l’incontournable mode 7 de la Super Famicom est un pur délice. Très prenant on se laisse porter par les compétitions et les trophées pour débloquer des circuits supplémentaires ainsi que le mode de difficulté ultime qui est 150cc. Les graphismes sont très bien conçus et certaines musiques qui accompagneront vos pilotes vous resteront bien en tête. La maniabilité pour chaque kart est très bien pensé que l’on soit débutant ou expert. Concernant la durée de vie de Mario Kart, elle est très longue surtout à 2 joueurs que ce soit dans le mode bataille et championnat. Lorsque l’on est seul, on fera vite le tour de ce jeu (le mode 150cc est un bon challenge) mais la perspective de placer des records dans le mode Time Trial relancera vite l’intérêt. Que dire de plus si ce n’est bravo à monsieur Miyamoto et toute son équipe…

Sayonara !

Psycho Ben.

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fév
01

Best of Super Famicom, troisième et dernière partie

Bonjour les retro gamers !

Nintendo déclina sa mascotte Mario dans un titre aussi imprévisible que couronné de succès : un pari audacieux. Recycler le héros de son jeu de plate-forme phare dans un jeu de kart… mais où étaient-ils allés pêcher une telle idée chez Nintendo ? Utilisant le fameux mode 7 de la Super Famicom, Super Mario Kart allait tout simplement créer un standard. Chaque personnage fut doté de caractéristiques propres de vitesse, d’adhérence et de poids (important lors des collisions) et pouvait ramasser des icones sur la piste pour corser les épreuves ! D’ailleurs les circuits s’avéraient vicieux en diable, avec des obstacles, ennemis tirés de Super Mario World. Le pilotage était tout sauf sommaire et autorisait même des accélérations en dérapage. Un mode Time Attack permettait aux meilleurs joueurs de sed éfier par chronos interposés (pas de online à l’époque) et un mode Battle de se lancer dans une course aux ballons crevés hilarante. Probablement un des jeux multi les plus courus de l’époque.

Un renard dans son vaisseau qui part à l’assaut d’une menace spatiale, accompagné d’un lapin et d’un crapaud… Décidément Nintendo ne manquait pas d’imagination. mais au-delà d’un casting improbable, la firme de Kyoto fit plus fort : de la 3D ! Pour la première fois sur une machine 16 bits, elle faisait son apparition grâce à une puce miraculeuse placée dans la cartouche : le processeur Super FX. Comme le shoot était nerveux, accompagné d’une musique et de bruitages devenus cultes (les babillages des animaux, inoubliables) Starfox devint vite une référence.

Aujourd’hui les amateurs de shonen se précipitent sur les adaptations de Naruto. A l’époque des consoles 16 bits, c’est Dragon Ball Z 2 qui provoquaient des ruées chez les revendeurs. Dragon Ball Z 2, fut probablement le plus marquant de la série. Le gameplay y était affiné par rapport au premier volet, les personnages plus nombreux (même si Goku était ici un personnage caché !), bref tout le monde se l’arrachait. La magie de l’animé joua à plein, avec en point d’orgue un mode story aux nombreuses possibilités.

Samus Aran fut de retour dans sa troisième aventure sur console de salon… Un évènement dont la mise en scène fut assurée de façon grandiose. Jouabilité et réalisation au diapason de la qualité de l’aventure proposée : Super Metroid entrait dans une nouvelle dimension. Détail tout bête : Super Metroid, comme les castlevania récents, se jouait dans des niveaux labyrinthiques où les allers-retours foisonnaient. Les détails apportés aux décors de cette superbe version rendaient la progression plus simple, en plus d’une pile de sauvegarde. L’ambiance particulièrement oppressante, le scénarion dans la continuité de Metroid 2, tout concordait pour faire de ce Super Metroid un titre à la mesure du talent de son créateur, Gunpei Yokoi.

Après Killer Instinct en arcade, Rare Software connaissait le succès populaire, enfin. Basé sur la même technique de rendu graphique que son jeu de baston, Donkey Kong Country proposait un effet de profondeur jamais vu pour l’époque, donnant l’impression que chaque élément du jeu était en 3D. Mais cela n’aurait pas été suffisant pour créer un grand jeu ! Il faut saluer la qualité du level design du titre de Rare : jeu à deux (l’un après l’autre) intéressant, bonus cachés un peu partout, durée de vie vraiment importante pour tout accomplir à 100 %. Le succès fut mérité, et surtout d’une telle ampleur qu’il donna lieu à deux suites du même acabit.

La première trilogie Star Wars eut droit à un traitement exceptionnel sur Super Famicom. Trois jeux, revisitant librement l’univers et le déroulement des longs métrages, avec une qualité graphique exceptionnelle et des gimmicks visuels ou sonores pour enthousiasmer les fans ! La difficulté assez élevée ne freinait pas l’envie impérieuse de découvrir le niveau suivant, les morceaux de bravoure étant parfaois situés très loin dans l’aventure (pour piloter un X-Wing, il fallait vraiment persévérer en l’absence de sauvegardes ou de codes !). Pour le reste, sabres-laser , cris de wookies et musiques fidèlement retranscrites suffisaient à assurer une ambiance digne des salles obscures : une trilogie aussi réussie qu’au cinéma !

Pour rivaliser avec Street Fighter 2 en arcade, Midway imagina un titre à l’univers plus sombre, plus violent. Un tournoi clandestin entre les forces du bien et du mal, rappelant par moments Le jeu de la Mort avec Bruce Lee. Mortal Kombat réunissait des combattants d’origines très diverses. L’originalité du titre reposait sur deux points : des personnages digitalisés et des fatalités en fin de match, mouvements particulièrement gore. Le succès fut immédiat et la saga lancée. dans une direction vraiment opposée à Street Fighter, Mortal Kombat cherchait toujours à aller plus loin dans la violence et le sadisme assumé. La victoire n’étant qu’un prétexte à un supercoup spécial. Cette ambiance particulière et malsaine fonctionna fort bien chez les gamers !

Monumental. Chrono Trigger était probablement « trop réussi » pour être digéré comme étant un chef d’oeuvre dès sa sortie… Des personnages travaillés, un scénario réussi, un système de combat très développé (les attaques combinées !), de sublimes compositions musicales, plusieurs fins possibles, un character design de folie. Pour certains, ce jeu était la perfection. Force est de constater que l’excitation entourant son remake sur DS ne contredit pas l’adoration autour d’un titre dont le seul tort aura été de ne pas s’appeler Final Fantasy. Le prix que peut parfois atteindre aujourd’hui une version américaine en parfait état (plus de 100 euros !) démontre encore, s’il en était besoin, à quel point Chrono Trigger n’est pas un jeu ordinaire.

Sayonara !

Psycho Ben.

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