Annoncé en octobre 2010, Professor Layton VS Ace Attorney ou l’improbable cross-over réunissant les licences de Level 5 et Capcom , a été plus amplement présenté lors du Tokyo Game Show qui, rappelons-le, se déroula du jeudi 15 au dimanche 18. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur cet étonnant mélange, et espérons-le de voir un peu de gameplay. Le principe du cross-over est souvent casse-gueule mais lorsque l’on fait mijoter les bons ingrédients, la souplette peut se transformer en un délicieux consommé. Dans l’esprit, Professor Layton VS Ace Attorney se marient de manière évidente, que ce soit par leurs univers respectifs ou leur gameplay basé sur la réflexion. Capcom et Level 5 ont donc peut-être trouvé la bonne recette et nous mettent l’eau à la bouche avec le nouveau trailer du jeu qui revient du TGS.
Le trailer s’attarde sur les subtilités du concept. Visiblement très animés, les procès demanderont toujours de découvrir des éléments qui serviront d’arguments, sans que le type de gameplay utilisé durant ces phases n’ait été révélé. La rencontre tant attendue entre les univers du Professor Layton et d’Ace Attorney commence doucement mais surement à prendre forme. Ainsi, on hérite aujourd’hui de quelques screenshots de la production, nous rassurant sur le chemin qu’elle tend à emprunter. Disposant d’un nouveau système de procès dans lequel vous serez opposé à des groupes de personnes au lieu du classique témoin ou suspect solitaire à la barre, Professor Layton vs Ace Attorney n’a bien évidemment pas encore de date de sortie américaine ou européenne. Enfin, il semble qu’on ait droit de tester le jeu dans le courant de l’année 2012. Du moins, dans sa version japonaise.
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Si vous êtes amateur d’animation japonaise, le nom de Ghibli doit forcément vous évoquer de grands et beaux souvenirs. Jusqu’à présent, jamais le « Disney japonais » n’avait prêté son nom à un jeu vidéo, malgré quelques hommages appuyés rendus chez certains éditeurs. Seule l’ambition de Level-5, l’éditeur qui monte, pouvait rendre cette association possible. Elle est aujourd’hui concrétisée avec un premier RPG pour DS : Ninokuni. Il signifie le « Deuxième Monde », mais on est loin ici d’un univers virtuel gangréné par des micro-transactions sans intérêt. L’ambiance serait même plutôt morose. Victime d’un accident de la route qui a failli entraîner sa noyade, Oliver a vu sa propre mère mourir sous ses yeux. Voilà qui plombe tout de suite l’atmosphère. Inconsolable, notre petit héros croit rêver lorsque l’une de ses larmes réveille Shizuku, une petite poupée offerte par sa maman quelques années plus tôt. D’un naturel optimiste et déterminé, le petit tapir bleu lui révèle l’existence d’un univers parallèle, Ninokuni, où Oliver pourrait peut-être retrouver sa mère, et, qui sait, la ramener à la vie.
Voici Shizuku qui vous accompagnera dans vos aventures
Seul obstacle à cette touchante réunion de famille : l’odieux Jabo, le Prince des Ténèbres, qui menace d’emprisonner toutes les émotions de ce monde miroir. Au cours de son aventure, Oliver fera la connaissance des quatre grands mages qui ont pour mission d’aider l’élu à accomplir la prophétie, tout en élucidant les liens mystérieux qui unissent Ninokuni au monde d’Oliver. Une fois encore, le nom de Ghibli se voit associé à un conte initiatique beaucoup plus mature qu’il n’y paraît. Du design des personnages au choix élégant des couleurs, le style maison est évidemment identifiable au premier coup d’oeil. Et qui d’autre que Joe Hisaishi, compositeur attitré des films de Miyazaki, pour mettre en musique cette aventure avec la maestria qu’on lui connaît ? Loin de cachetonner, le célèbre mélodiste nous offre une fois encore des thèmes entraînants, un aller-simple en musique vers Ninokuni.
Le superbe livre de magie
Pour immerger davantage le joueur dans l’univers parallèle de Ninokuni, Level-5 est allé jusqu’à produire une réplique du Magic Master, fournie avec chaque exemplaire du jeu ; c’est d’ailleurs ce qui donne à la boîte son épaisseur inhabituelle. Accompagné de son index plastifié, ce bouquin de 350 pages fait clairement office de petite bible. Et l’éditeur n’a visiblement pas cherché à faire d’économies : entre le grain jauni du papier, le parfum de vieux qui s’en exhale, et les riches illustrations qu’il contient page après page, Level-5 a abattu un travail considérable… En effet, de nombreuses énigmes demandent de se référer au Magic Master, le plus souvent pour décoder une série de hiéroglyphes. Plus fréquemment, l’acquisition de nouveaux sorts auprès des maîtres-mages suppose aussi de dessiner au stylet les runes associées, des motifs consignés en début d’ouvrage.
Les combats sont dynamiques
Comme dans Dragon Quest V ou Pokémon, Oliver et ses compagnons peuvent faire appel à des monstres, les Imagen, des esprits souvent plus puissantes que le dompteur lui-même. Créatures élémentaires, les Imagen sont capables d’évoluer après level up, une métamorphose listée dans le Magic Master. Le jeu en vaut la chandelle, car le niveau supplémentaire gagné après fusion octroie des bonus de stats significatifs. Et comme certaines transformations induisent un choix parmi deux, avec parfois de nouvelles affinités élémentaires, il faudra partir à la recherche d’un Imagen non évolué pour compléter sa collection… ou compter sur un ami pour des échanges. Vraiment sympa. Le jeu peut s’appuyer sur une réalisation de haute volée, qui prouve toute la maîtrise de Level-5. Entre les effets de profondeur sur certains écrans fixes, pour mieux mettre en valeur les pérégrinations des héros, à l’intégration réussie des éléments 3D, le titre n’accuse aucun défaut de production. Au contraire, il se permet même de nous gaver sous une avalanche de voix digitalisées et de cinématiques assez nombreuses pour illustrer les grands moments de la quête.
Sayonara !
Psycho Ben.
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