CAVE met le paquet ces temps-ci sur les shoots horizontaux. après Deathsmiles 2 qui était en 3D, CAVE revient avec un shoot 100% 2D. La première chose qui frappe, c’est la similitude avec Progear No Arashi : un avion à hélice (un peu plus moderne pour Akai Katana Shin (katana rouge), les décors militaires néo/rétro, les gros tanks, etc…), ceux qui connaissent Progear ne vont pas être dépaysés… enfin jusqu’à l’utilisation de l’ »hyper ». J’ai mis une journée à comprendre et commencer à utiliser la transformation pour scorer. Mais je vais y revenir après, passons à la présentation des éléments du jeu. Il existe une version limitée qui inclut une bande originale de la version Xbox 360 signée Ryû Umemoto, le tout dans un package illustré par le character designer Mushimaro. La version standard du jeu n’est pas en reste puisqu’elle offre directement un code de téléchargement pour récupérer le pack additionnel de voix digitalisées, histoire de mettre un peu d’ambiance.
Une fois le jeu lancé, on arrive sur la page titre classique des jeux CAVE. On a le choix entre 3 personnages/avions, chacun possède un »module » qu’on dirige autour de l’avion. C’est très similaire à DeathSmiles avec ses petits animaux de compagnie. Suivant l’avion choisi, le module est fixe ou mobile, en tirant en continu ou en alterné. Puis vient le choix entre 2 types de commandes. Le bouton A, comme dans beaucoup de jeux CAVE permet d’avoir 2 tirs, avec la concentration du tir et déplacements ralentis quand on laisse appuyé, le bouton B permet de bomber, le bouton C sert d’autofire et le bouton D permet de passer en mode « hyper ». Jusqu’ici cela ressemble à la configuration de la majorité des jeux de tirs de CAVE.
Comment scorer dans Akai Katana Shin ? Un petit module est attaché à votre avion par une ligne d’une longueur fixe. Quand le module est en contact avec un ennemi et que vous tirez, cela génère des bonus verts. La distance avec le module étant assez courte, cela demande un petite prise de risque. Les bonus
verts remplissent une jauge verte. Quand vous activez la transformation, la jauge verte se vide doucement. Une bulle de protection se forme autour de vous, et fait rebondir les tirs ennemis. Cette bulle n’est protectrice qu’en mode de tir automatique, tir très peu puissant (impossible de détruire des ennemis de taille moyenne). En restant appuyé sur le tir, vous obtenez un laser très puissant mais de courte portée. En tuant les ennemis ainsi, vous accumulez des points, mais vous n’êtes plus protégé par la bulle et
n’importe quel tir ennemi peu vous toucher, vidant d’un coup votre jauge verte.
Les graphismes sont absolument magnifiques et d’une finesse jamais atteinte dans un jeu CAVE. Les couleurs et les dégradés sont superbes. Le niveau 1 nous fait survoler une ville du type industriel pour finir sur les quais avec le boss. Le niveau 2 se passe de nuit : on traverse des forêts, des plans d’eau, des voies ferrées avec le middle boss et on finit dans un ciel au clair de lune. Le niveau 3 se passe dans un décor enneigé de toute beauté. Le niveau 4 se passe sous l’eau pour commencer, puis au dessus d’un port militaire pour finir dans les airs. Le stage 5 se passe dans une base militaire. A la fin de chaque niveau, vous affrontez le boss
représenté par un personnage volant. A travers des zones de téléportation à la « Portal », de gros bâtiments de guerre en sortent et vous canardent joyeusement, c’est complètement surréaliste, mais très réussi graphiquement. Après le boss du 5e niveau, vous affrontez un 6e boss final. Le jeu est particulièrement soigné, chaque pixel est à sa place, c’est un régal pour les yeux. On regrette quelques ralentissements (surtout à 2 joueurs). CAVE a mélangé bon nombre d’éléments de ces jeux précédents : le style de Progear, le module comparable à Deathsmiles, les ennemis militaires de Ketsui, les effets spéciaux de Dodonpachi Daifukkatsu, pour au final nous donner un jeu très cohérent. Les musiques et bruitages sont eux aussi parfaits, ils s’adaptent à l’action et soulignent les moments importants du jeu…
Sayonara !
Psycho Ben.






















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