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jan
21

Les meilleures musiques de jeux vidéos

Bonjour les mélomanes !

Débutant dans les années 1970 avec une réputation de sous-musique, la qualité des musiques de jeu vidéo d’aujourd’hui se rapproche lentement de celle des musiques de films. Les bandes son des jeux vidéo sont commercialisées aux côtés des musiques de cinéma, et sont jouées en concert, en particulier au Japon. C’est ainsi que de nombreux compositeurs tels que Nobuo Uematsu ou Koji Kondo se sont fait un nom.Que serait un jeu vidéo sans une musique adaptée pour ajouter de la magie et des émotions au joueur. En effet, sans une mélodie envellopante on ne pourrait pas s’immerger totalement dans notre univers vidéo-ludique. Elle nous permet de ressentir un peu plus la tension d’une scène dramatique. Bien sur, cela s’entend mieux au cours des cinématiques où les compositeurs peuvent s’en donner à coeur joie. Le fait que aussi que l’on fasse appel à de grands noms du milieu musical démontre encore l’importance que les studios de développement accorde de plus en plus à ce média. Je vais essayer de partager avec vous mes coups de coeur musicaux.

Castlevania fut un des premiers jeux à donner à la musique la place qu’elle mérite. Dès les premiers épisodes sur la Famicom on était imprégné de ces compositions qui installaient une ambiance à la fois gothique et malsaine. La musique devenait épique de temps en temps, surtout lors des combats contre les boss. On pourrait parler de l’empreinte baroque dans Super Castlevania IV qui lui crée une ambiance à lui seul. On trouve dans les différentes musiques créées pour les nombreux épisodes de Castlevania un côté sombre, ceci étant ressenti par le choix d’instruments dits « classiques », un rythme plutôt lent et des sons très « doux ». Les compositeurs qui se sont succédés à l’écriture symphonique de la saga ont souvent voulu imprégner au jeu une atmosphère angoissante et mélancolique à la fois, ce qui fait tout son charme à l’oeuvre.

Un autre poids lourd au niveau musical dans les jeux vidéos est la saga Final Fantasy bien sur. Plus que de simple jeu, ce sont de véritables histoires contées que l’on vit et dont on s’empreigne en ressentant toutes les émotions. Notre point commun à tous, est d’avoir été marqué par au moins un épisode ! Pour ma part ce fut le septième épisode. Le compositeur énigmatique de la série n’est autre que le désormais célèbre Nobuo Uemastsu. La musique des Final Fantasy ne se résume pas aux OST (musiques de jeux) officielles des jeux. On peut se délecter sur de nombreux CD de réarrangements, de concerto piano, de concerts philharmoniques qui sont autant de pierres apportées à l’édifice musical des Final Fantasy, on peut réellement parler d’une véritable cathédrale ! Pour le dernier épisode sorti Masashi Hamauzu est le compositeur attitré de Final Fantasy XIII. Ce dernier prouve que le jeu vidéo est vraiment un média à part entière au même titre que le cinéma.

Lorsque l’on évoque la série des Metal Gear Solid, un nom vient irrémédiablement dans l’esprit de tous les joueurs, celui de l’homme derrière le jeu, le génial Hideo Kojima. Mais depuis le second opus de la série -second depuis l’avènement Psone-, un autre nom vient régulièrement juste derrière celui de l’illustre concepteur. Ce nom est celui du compositeur anglais Harry Gregson-Williams qui est devenu pour beaucoup le compositeur attitré de la série, ce qui est vrai, mais seulement en partie. Harry Gregson-Williams fut surpris d’avoir à travailler à « l’aveugle ». Au contraire de la composition pour un film où il intervenait la plupart du temps après coup sur une séquence déjà filmée et connue son travail sur Metal Gear Solid 2 fut essentiellement basé sur des indications très succinctes fournies par Hideo Kojima. Une liberté totale de création qui plut énormément à Harry Gregson-Williams. Afin d’aider Harry Gregson-Williams l’équipe d’Hideo Kojima lui envoya bon nombre de dessins, de descriptions de scènes et d’ambiance afin qu’il puisse avoir la meilleure image mentale de ce qu’il devait essayer de retranscrire en musique.

Konami est peut être le studio qui accorde à la musique dans ses jeux une place de choix. Cela se voit autant dans les jeux d’aventure réservés aux filles comme Flower of Love Tokimeki Memorial ou pour les garçons comme Hohoemi  Photograph. Mais le studio est aussi réputé pour ses nombreux jeux d’actions où la musique tient une place de choix en soutenant le rythme ou en l’accélérant. Les jeux de tir créés par la firme sont aussi réputés mondialement et sont l’occasion d’entendre des mélodies inoubliables et vivifiantes. Konami a même sorti des compilations pour fêter les décennis passés aux cotés des joueurs. On ne pourrait pas passer sous silence que Konami est aussi reconnu pour ses jeux musicaux nécessitant le plus souvent d’utiliser des instruments pour retranscrire au plus près la réalité. C’est le cas de Pop’n Music.

Les jeux de combat ne sont pas en reste acoustiquement parlant. Bien souvent relégué à de simples faire valoir au tout début de l’ère vidéo-ludique ils ont passé à présent la vitesse supérieure. En effet, au commencement ils n’étaient utilisés qu’en tant que simples bruitages lors des coup portés ou n’existaient pas du tout. Les éditeurs prenant ensuite conscience de l’importance d’implanter de la musique pour accentuer le coté dramatique des duels virtuels se chargèrent de trouver des compositeurs talentueux pour la créer. Ce fut le cas pour la série des King of Fighters, des Tekken ou de Toshinden pour les connaisseurs sans oublier le précurseur Virtua Fighter. Pour ces derniers la musique créée est de type électro. C’est aussi le cas pour les jeux de tirs. Le studio Cave s’en est fait une spécialité en intégrant à ses shoot’em up des sonorités techno et endiablées comme dans la célèbre série des Dodonpachi ou des Mushihime Sama sans oublier le méconnu mais non moins entrainant Ibara.

Sayonara !

Psycho Ben.

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déc
09

Test de Castlevania Lords of Shadow Limited Edition

Bonjour les assoiffés de sang !!!

Je vais tester pour vous un jeu qui est sorti en Europe il y’a de cela plus d’un mois mais qui va paraître très prochainement au Japon (16 décembre). Cela est du au fait qu’il a été produit en occident. Quel intérêt me diriez vous ? D’une part il s’agit d’un mythe vidéo-ludique qui a commencé il y’a plus de vingt ans et d’autre part son édition limitée est absolument magnifique et inédite en Europe. Alors affûtez vos pieux et déployez votre fouet : la chasse aux morts vivants et autres monstruosités est ouverte !

Viens me faire un câlin !

J’ai eu une légère appréhension en testant le nouveau Castlevania en 3D : les premiers essais sur Nintendo 64 furent assez médiocres. Je leur préférai de loin leurs ancêtres sur Famicom (la NES pour les occidentaux) qui les battaient à plate couture au niveau du gameplay, du design des niveaux et de la musique ambiante. De plus Castlevania Lords of Shadow a été réalisé par un studio espagnol (Mercury Steam) : on pourrait crier à l’hérésie en se disant que ce n’est pas le studio originel japonais (Konami) qui enfanta ce « bébé » ! Néanmoins le jeu a été chapeauté par Hideo Kojima (le père de Metal Gear Solid entre autre pour les incultes !) ce qui est un signe de haute qualité aussi bien scénaristique qu’esthétique. On note qu’un budget certain a été alloué au développement du jeu. Les voix des personnages, par exemple, sont doublées par de grands noms du cinéma ou de séries télés comme Patrick Stewart ou Robert Carlyle. Une remarque amusante : le casting vocal japonais est entièrement fait par l’équipe de Metal Gear Solid, Kojima-san lui-même s’étant pris au jeu !

Un endroit très paisible !

Ce qui est bluffant dans Castlevania Lords of Shadow est la variété des environnements : bien sur, on retrouve les classiques forêts, montagnes et marais à traverser mais ces derniers sont dépeints de manière cinématographiques (Merci Hideo Kojima !) avec une pointe d’architecture gothique qui donne au jeu un cachet inimitable. Chaque niveau est d’abord présenté à travers une page d’un grimoire comme un conte. Cela donne une ambiance tout d’abord apaisante avant la tempête vidéo-ludique qui se prépare quand on prend la manette en main ! Il est vrai que certaines actions peuvent rappeler par certains coté God of War pour l’approche gore des affrontements et la chasse aux combos. Le combat des boss, dantesque, peut nous remémorer avec une certaine nostalgie Shadow of the Colossus par la démesure de l’adversaire ainsi que l’impression d’impuissance du joueur au prime abord. Enfin, l’influence de Devil May Cry dans l’utilisation de pouvoirs démoniaques nous donne une sensation d’omnipotence lorsque l’on est encerclé par de trop nombreux belligérants. On pourrait penser que le fait de reprendre les recettes bien connues de jeux célèbres ne serait qu’un plagiat pur et simple de ces oeuvres. La force de Castlevania Lords of Shadow est d’arriver à transcender ses aînés et offrir ainsi un plaisir de jeu renouvelé sans tomber dans le piège de la copie d’un succès.

Si je t'attrape je te mange !

Le gameplay du jeu reprend les classiques attaques des anciens épisodes avec aussi bien sur l’utilisation d’armes de jet. On reste en ce sens dans le coté old school des anciens Castlevania qui nous permet de prendre en main le jeu très rapidement. Ce qui dénote et apporte une touche d’originalité est la possibilité de chevaucher des créatures. Cette option n’est pas seulement un simple gadget ludique mais une obligation pour passer certains passages des différents niveaux : on devra, par exemple, « utiliser » un sanglier géant pour défoncer des portes trop difficiles à exploser par la seule puissance de ses poings. De plus, on sera amené au fil du jeu et de la montée en puissance de notre héros à utiliser la magie. Il en existe deux sortes : les sorts de lumière et d’ombre. La première permet de regagner de la vie en tapant les ennemis alors que son homologue démoniaque augmente la brutalité des coups portés. Il ne faut pas oublier l’utilisation étendue du fouet qui en plus de permettre d’étriper le bestiaire du jeu nous permet aussi de grimper ou descendre des précipices sans oublier de faire tomber des pans de mur et s’en servir comme plateforme. Les éditions limitées du dernier Castlevania sur Playstation 3 et Xbox 360 ne diffèrent pas et quelque soit la console que l’on possède on se régalera à enchaîner des combos dévastateurs !!!

Quel regard sanglant !

L’histoire du jeu nous présente Gabriel Belmont à la recherche du masque magique lui permettant de ramener à la vie sa femme décédée. Pour cela notre chasseur de vampires (Mais au fait Dracula est il présent ici !? A vous de jouer pour le savoir !) va devoir traverser de nombreuses contrées peuplés de lycanthropes, de morts vivants et de vampires bien sur. Son périple initiatique, voire même mythologique, l’amènera à rencontrer de nombreux personnages qui donnent du poids au scénario s’étoffant de plus en plus au fil de l’aventure. On citera notamment la rencontre avec Pan dans une luxuriante forêt à la fois inquiétante et enchanteresse. C’est aussi la possibilité de se rendre compte de l’ambiguïté du « héros » qui est prêt à tout pour sauver sa belle. Certains personnages secondaires en feront malheureusement les frais. Mais dans l’ensemble Gabriel essaiera de camper son rôle de redresseur de torts. Cependant ce n’est pas une simple chasse aux suceurs de sang mais une épopée divine au delà du sempiternel duel entre le bien et le mal. Les différentes énigmes servent aussi à faire avancer l’histoire sans être une simple épreuve cérébrale. On peut aussi ajouter le traitement quasi hollywoodien des cinématiques (On remercie encore Kojima-san !) qui nous immerge encore plus dans l’ambiance à la fois terrifiante et féérique de l’histoire contée sous nos yeux.

Tu es mort et tu ne le sais pas encore !

Il faut rappeler que l’édition limitée de Castlevania Lords of Shadow ne sortira jamais en Europe. Le coffret du jeu contient de nombreuses illustrations : ce sont de véritables oeuvres qui nous sont offertes dans ce livre. En effet vous avez bien lu : ce coffret se présente comme un véritable ouvrage d’art. On peut y admirer de splendides peintures ayant servi aux nombreux décors que traversera le héros. On trouve aussi le DVD du jeu et un CD avec les 20 musiques du jeu. L’énorme artbook de 30 pages qui complète l’édition limitée est une mine d’informations sur les différents niveaux du jeu ainsi que de nouvelles illustrations. L’édition limitée donne aussi gracieusement la possibilité de jouer ou de rejouer à Castlevania : Symphony of the Night. Pour ceux qui ne connaissent pas cet opus en 2D je peux juste vous dire que c’est le meilleur de la saga en 2D : vous y incarnez Alucard, le fils de Dracula, et possédez à cet effet des pouvoirs démentiels. A essayer de toute urgence si vous ne l’avez jamais pratiqué ! En conclusion avec ce coffret vous aurez la quintessence de la saga Castlevania en 2d comme en 3D !

Sayonara !

Psycho Ben.

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