Débutant dans les années 1970 avec une réputation de sous-musique, la qualité des musiques de jeu vidéo d’aujourd’hui se rapproche lentement de celle des musiques de films. Les bandes son des jeux vidéo sont commercialisées aux côtés des musiques de cinéma, et sont jouées en concert, en particulier au Japon. C’est ainsi que de nombreux compositeurs tels que Nobuo Uematsu ou Koji Kondo se sont fait un nom.Que serait un jeu vidéo sans une musique adaptée pour ajouter de la magie et des émotions au joueur. En effet, sans une mélodie envellopante on ne pourrait pas s’immerger totalement dans notre univers vidéo-ludique. Elle nous permet de ressentir un peu plus la tension d’une scène dramatique. Bien sur, cela s’entend mieux au cours des cinématiques où les compositeurs peuvent s’en donner à coeur joie. Le fait que aussi que l’on fasse appel à de grands noms du milieu musical démontre encore l’importance que les studios de développement accorde de plus en plus à ce média. Je vais essayer de partager avec vous mes coups de coeur musicaux.
Castlevania fut un des premiers jeux à donner à la musique la place qu’elle mérite. Dès les premiers épisodes sur la Famicom on était imprégné de ces compositions qui installaient une ambiance à la fois gothique et malsaine. La musique devenait épique de temps en temps, surtout lors des combats contre les boss. On pourrait parler de l’empreinte baroque dans Super Castlevania IV qui lui crée une ambiance à lui seul. On trouve dans les différentes musiques créées pour les nombreux épisodes de Castlevania un côté sombre, ceci étant ressenti par le choix d’instruments dits « classiques », un rythme plutôt lent et des sons très « doux ». Les compositeurs qui se sont succédés à l’écriture symphonique de la saga ont souvent voulu imprégner au jeu une atmosphère angoissante et mélancolique à la fois, ce qui fait tout son charme à l’oeuvre.
Un autre poids lourd au niveau musical dans les jeux vidéos est la saga Final Fantasy bien sur. Plus que de simple jeu, ce sont de véritables histoires contées que l’on vit et dont on s’empreigne en ressentant toutes les émotions. Notre point commun à tous, est d’avoir été marqué par au moins un épisode ! Pour ma part ce fut le septième épisode. Le compositeur énigmatique de la série n’est autre que le désormais célèbre Nobuo Uemastsu. La musique des Final Fantasy ne se résume pas aux OST (musiques de jeux) officielles des jeux. On peut se délecter sur de nombreux CD de réarrangements, de concerto piano, de concerts philharmoniques qui sont autant de pierres apportées à l’édifice musical des Final Fantasy, on peut réellement parler d’une véritable cathédrale ! Pour le dernier épisode sorti Masashi Hamauzu est le compositeur attitré de Final Fantasy XIII. Ce dernier prouve que le jeu vidéo est vraiment un média à part entière au même titre que le cinéma.
Lorsque l’on évoque la série des Metal Gear Solid, un nom vient irrémédiablement dans l’esprit de tous les joueurs, celui de l’homme derrière le jeu, le génial Hideo Kojima. Mais depuis le second opus de la série -second depuis l’avènement Psone-, un autre nom vient régulièrement juste derrière celui de l’illustre concepteur. Ce nom est celui du compositeur anglais Harry Gregson-Williams qui est devenu pour beaucoup le compositeur attitré de la série, ce qui est vrai, mais seulement en partie. Harry Gregson-Williams fut surpris d’avoir à travailler à « l’aveugle ». Au contraire de la composition pour un film où il intervenait la plupart du temps après coup sur une séquence déjà filmée et connue son travail sur Metal Gear Solid 2 fut essentiellement basé sur des indications très succinctes fournies par Hideo Kojima. Une liberté totale de création qui plut énormément à Harry Gregson-Williams. Afin d’aider Harry Gregson-Williams l’équipe d’Hideo Kojima lui envoya bon nombre de dessins, de descriptions de scènes et d’ambiance afin qu’il puisse avoir la meilleure image mentale de ce qu’il devait essayer de retranscrire en musique.
Konami est peut être le studio qui accorde à la musique dans ses jeux une place de choix. Cela se voit autant dans les jeux d’aventure réservés aux filles comme Flower of Love Tokimeki Memorial ou pour les garçons comme Hohoemi Photograph. Mais le studio est aussi réputé pour ses nombreux jeux d’actions où la musique tient une place de choix en soutenant le rythme ou en l’accélérant. Les jeux de tir créés par la firme sont aussi réputés mondialement et sont l’occasion d’entendre des mélodies inoubliables et vivifiantes. Konami a même sorti des compilations pour fêter les décennis passés aux cotés des joueurs. On ne pourrait pas passer sous silence que Konami est aussi reconnu pour ses jeux musicaux nécessitant le plus souvent d’utiliser des instruments pour retranscrire au plus près la réalité. C’est le cas de Pop’n Music.
Les jeux de combat ne sont pas en reste acoustiquement parlant. Bien souvent relégué à de simples faire valoir au tout début de l’ère vidéo-ludique ils ont passé à présent la vitesse supérieure. En effet, au commencement ils n’étaient utilisés qu’en tant que simples bruitages lors des coup portés ou n’existaient pas du tout. Les éditeurs prenant ensuite conscience de l’importance d’implanter de la musique pour accentuer le coté dramatique des duels virtuels se chargèrent de trouver des compositeurs talentueux pour la créer. Ce fut le cas pour la série des King of Fighters, des Tekken ou de Toshinden pour les connaisseurs sans oublier le précurseur Virtua Fighter. Pour ces derniers la musique créée est de type électro. C’est aussi le cas pour les jeux de tirs. Le studio Cave s’en est fait une spécialité en intégrant à ses shoot’em up des sonorités techno et endiablées comme dans la célèbre série des Dodonpachi ou des Mushihime Sama sans oublier le méconnu mais non moins entrainant Ibara.
Sayonara !
Psycho Ben.







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