La Starfox Team, dirigée par le renard Fox McCloud et composée du faucon Falco Lombardi , du lapin Peppy Hare et de la grenouille Slippy Toad voyagera alors de planètes en secteurs spatiaux afin de libérer la galaxie du joug de l’empereur Andross. Le titre fait penser à Star Wars, il y a des vaisseaux spatiaux, un vide intersidéral, on est donc en droit de s’attendre à un Space Opera qui décoiffe. La cinématique va dans ce sens : trois vaisseaux apparaissent au dessus de nos tètes et sont détruits par quelques lasers bien placés, surgit ensuite le vaisseau mère des envahisseurs responsables de ce carnage, tandis qu’au loin apparaît déjà Corneria, la planète bleue. Elle semble si faible face à cette fantastique armada. Dès le début, on est dans l’ambiance, mais ce qu’il y a de plus fou dans cette intro ce sont les éléments en trois dimensions ! On avait déjà vu seize polygones (très exactement…) dans A link to the past, mais ici c’est l’orgie, la déferlante et ce n’est que le début.
Car ce qui va faire de ce jeu un véritable best seller, ce n’est pas le scénario affligeant ou les personnages sortis tout droit des fables de La Fontaine, mais bien les graphismes. La puce Super FX contenue dans la cartouche permet de booster artificiellement les capacités de la Super Famicom, ce qui lui confère la capacité d’afficher de fantastiques graphismes en 3D, avec des textures magnifiques, l’arcade à la maison comme on dit. Vous pouvez choisir la configuration de votre manette et tester immédiatement si cette dernière vous convient. En effet, vous avez à votre disposition un vaisseau que vous contrôlez entièrement et vous avez la possibilité de choisir entre quatre configurations grâce au bouton select. Astucieuse initiative que je n’ai à ce jour jamais retrouvée dans aucun jeu et c’est bien dommage. Une fois votre configuration sélectionnée, vous avez le choix entre l’entraînement ou le jeu proprement dit. Au programme : passage dans des anneaux, tir sur des cônes et vol synchronisé avec vos coéquipiers. Rien de bien excitant en soi mais tout cela suffit pour bien s’habituer à manier votre Arwing, ce qui je le signale au passage est le nom de votre vaisseau.
Le scénario est on ne peut plus simple : vous devez parcourir la galaxie pour sauver le monde et réduire le Général Andross en compote. Pour cela vous avez le choix entre trois itinéraires qui correspondent à trois niveaux de difficulté, système intéressant puisqu’une fois le jeu fini en mode facile il sera assez agréable de recommencer le jeu avec une autre difficulté car les niveaux visités ne seront pas les mêmes. Les niveaux sont d’ailleurs assez variés, enfin autant que le permet une épopée à travers la galaxie : trou noir, champs d’astéroïdes, armada impériale, météore et planètes de couleurs diverses et variées. Notez qu’un niveau caché nommé « autre dimension » est accessible, par contre c’est un niveau infini dont il est impossible de sortir sans faire un reset ou arrêter la console. Si les niveaux sont variés, les ennemis aussi. Les vaisseaux rencontrés changent régulièrement d’un niveau à l’autre. Les niveaux sont agrémentés de musique franchement pas mauvaise. Chacune de ces musiques s’associe parfaitement à son niveau : une musique entraînante pour le premier niveau, une musique effrayante pour le boss de fin. Ajoutez au tout une palette de bruitages typiquement dans le courant « Star Wars » et vous obtiendrez au final un tableau artistique de haute qualité.
Quant à la maniabilité, elle est au poil. C’est de l’arcade, pas de la simulation de vol. Le vaisseau est très maniable : il est équipé de retro fusées et d’un boost, il peut en outre effectuer des vrilles sur les côtés. Tous ces mouvements sont bien pratiques pour éviter les tirs ennemis et les obstacles en tout genre, ce qui peut se révéler très utile pour ne pas mourir dans d’atroces souffrances. Du côté de l’armement on est tout aussi bien fourni. Tirs lasers et super bombes nova sont au menu. La première arme est en libre service tandis que la seconde est en quantité limitée. Vous disposez au début de chaque vie de trois bombes avec la possibilité d’en obtenir jusqu’à cinq. Au vu de la difficulté pour obtenir ces bombes, je vous déconseille de les utiliser contre de banals ennemis puisqu’à la fin de chaque niveau vous attendent les boss qui ponctuent respectivement le premier et le deuxième niveau du mode easy. Il y aurait tant d’autres choses à dire sur ce jeu, j’en oublie peut être (sûrement ?), mais sachez que pour moi une seul mot peut désigner Starfox : culte.
Sayonara !
Psycho Ben.

1 commentaire
Trisha a dit :
5 juillet 2011 à 8 h 01 min (UTC 2)
That’s a mold-breaker. Great tihnikng!