Après les réussites insolentes (mais méritées) de Mickey avec Castle of Illusion et Donald dans Quackshot, l’idée de réunir les deux héros de Disney au sein d’une seule et même aventure s’imposa comme une évidence : World of Illusion accomplit donc ce tour de force, sans trahir ses prestigieux aînés. Prévu pour être joué aussi bien en solo, où l’on incarnait Donald et Mickey à tour de rôle, qu’à deux joueurs, avec des niveaux spécifiques et des bonus à débloquer, la réalisation fit encore une fois des merveilles, pour les petits et les grands. World of Illusion fut le dernier jeu Disney mettant en scène de « vieux » personnages.
Une fois encore, ce n’est pas avec son meilleur opus qu’on vous présente une série, mais les Shinobi ont assurément marqué la Megadrive et les consoles Sega de façon générale. Revenge of Shinobi tint ainsi longtemps le statut de meilleur jeu de la console à sa sortie japonaise, alors que Shadow Dancer, adaptation libre de l’arcade, séduisit par l’utilisation d’un loup dans le gameplay. Quant à ce Shinobi 3, on retrouve la grâce de l’épisode original, il était doté d’une belle réalisation et proposait un challenge d’envergure. Le mythe du ninja avec ses shurikens à foison, ses supersauts et son katana vengeur est bien éloigné du tueur à gages fourbe du japon médiéval, mais qu’importe !
Licence Disney oblige, Aladdin était doté d’une réalisation splendide. L’animation, très travaillée, rappelait immanquablement les premiers émois ressentis face au souci du détail de Prince of Persia, d’autant que l’ambiance était, de par leurs thèmes, très proche. Le respect du film était un bonheur, chaque personnage trouvant une place de choix. Une différence notable existait cependant entre la version Megadrive et la version Super Famicom, la première ayant été réalisée par Sega, la seconde par Capcom. Sega s’était entouré d’animateurs de talent de talent, et livra un jeu au final beaucoup plus riche et abouti.
Pour sa première incursion sur les consoles Sega, la série phare de Konami ne fit pas les choses à moitié. Deux personnages jouables d’entrée, des effets spéciaux à foison, un rythme endiablé très supérieur à ce que proposaient les autres épisodes de la série… Et surtout, une musique signée Michiru Yamane, incroyable, qui transcendait littéralement la Megadrive. Si le succès commercial ne fut pas retentissant, les amateurs de la saga vampirique reconnaissent tous aujourd’hui Bloodlines (Vampire Killer au Japon) comme l’une de ses pierres angulaires. A noter que la version européenne, Castlevania The New Generation, fut durement frappée par la censure : changement de titre, de certains ennemis, disparition du sang. messieurs les censeurs, encore bravo !
Sayonara !
Psycho Ben.

1 commentaire
Schweiss a dit :
4 mai 2011 à 15 h 21 min (UTC 2)
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