Shadows of the Damned a fait rêver tout le monde lors de son annonce. Shinji Mikami (Resident Evil), Suda 51 (No More Heroes) et Akira Yamaoka (les musiques de Silent Hill) réunis dans un jeu de tir à la troisième personne déjanté qui se déroule en enfer. Le titre d’Electronic Arts était donc destiné à rencontrer le succès ! Et si tout n’est pas parfait, il faut bien reconnaitre que le mélange de ces trois talents donne lieu à un titre atypique qui fait le boulot, l’humour graveleux en plus. la puissance narrative de Suda 51 fait des merveilles ! En effet, Garcia Hotspur est un mexicain, façon « Une Nuit en Enfer », qui va envahir le purgatoire pour libérer sa princesse Paula, enlevée par les griffes acérées du champion des démons, Flemming. Une histoire qui pourrait paraître banale si le talentueux game designer de No More Heroes ne l’avait pas signée.
Mais si l’univers de Shadows of the Damned fait des merveilles, son gameplay se révèle, lui aussi, plutôt bien fichu. Comme dans tout TPS qui se respecte, l’arsenal de Garcia force le respect. Arme de poing, fusil à canon scié, mitrailleuses, etc., sont de la partie mais sont, de surcroit, évolutives. Et à la fin, elles deviennent de véritables armes d’assaut de grande envergure. Mais si elles se distinguent toutes par différents attributs, elles conservent un point commun, le tir de Lumière. Cette attaque spéciale est la base de la mécanique des ténèbres dansShadows of the Damned. En effet, lorsque le voile des ténèbres tombe dans un lieu, Garcia devient extrêmement vulnérable. Il perd de la vie comme si elle s’écoulait continuellement, et les ennemis sont enveloppés dans une armure indestructible. Il faut alors sortir des ténèbres pour éventuellement briser cette protection et abattre, au corps à corps ou à coups de balles, les adversaires. Un bonne idée qui oblige à jouer sur nos déplacements et à réfléchir avant d’agir. Mais il ne s’agit là que d’une petite part des possibilités. Les ténèbres arrivent quand on les attend le moins et font partie intégrante des boss et des énigmes.
A vous donc, par exemple, d’utiliser le tir de lumière pour dégommer des têtes de brebis, érigées en trophées sur les murs, afin de faire disparaitre les ténèbres, ou pour faire tomber les armures ennemies, etc. Et autant vous dire que dans un tel déluge d’actions, il faudra souvent utiliser votre jugeote plus que vos réflexes. Si Shadows of the Damned est loin d’être un titre difficile à finir, il n’en demeure pas moins assez intelligent dans son gameplay. En effet, outre une action non stop et particulièrement dynamique malgré une caméra qui ne se place pas toujours de manière idéale, l’alternance entre les ténèbres et la lumière appelle à réfléchir pendant l’action au lieu de dégommer à tout va, comme on en a trop souvent l’habitude. Sur un boss par exemple, il faudra entrer dans des zones de ténèbres pour trouver les points faibles de son ennemi et ensuite revenir à la lumière afin de le toucher. Même si ça n’a l’air de rien sur le papier, ça enrichit considérablement l’action, que ce soit clair !
Shadows of the Damned est un trip inoubliable de par son univers, ses personnages, ses dialogues et son humour pervers. Merci Suda 51. Le tout est transcendé par une jouabilité que l’on doit au papa de Resident Evil, Devil May Cry et Vanquish. Merci Shinji ! Voilà qui en fait un TPS dynamique mais un peu trop old school peut-être dans la logique de ses mouvements. Qu’importe, l’action est là et le plaisir aussi ! Néanmoins, on regrette une durée de vie un poil réduite (environ 7h), une caméra qui ne se place pas toujours bien et une certaine linéarité dans l’exploration. Des défauts qui disparaitront dans le second volet ? On l’espère ! Vous l’aurez compris, Shadows of the Damned est un excellent road movie sous forme de TPS. Avec en bonus l’humour ainsi que l’univers, tous deux un peu sales, de Suda 51. Même si ses mécaniques de jeu basées sur des portails à ouvrir via des énigmes font mouche, ainsi que l’utilisation de la lumière et des ténèbres, et ce tout au long de l’aventure, on regrette un certain manque de liberté dans l’exploration.
Sayonara !
Psycho Ben.

1 commentaire
Andralyn a dit :
5 juillet 2011 à 12 h 31 min (UTC 2)
That saves me. Thanks for being so sesnlibe!