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sept
24

Test de Gears of War 3 sur Xbox 360

D’un point de vue chronologique, Gears of War 3 se déroule 2 années après la fin de Gears of War 2. Ceux qui souhaitent s’introduire dans la saga peuvent se taper un petit résumé vidéo mais mieux vaut avoir joué aux précédents titres car on ne peut pas dire qu’il soit très complet sur les péripéties de la petite troupe de Gears. Bref, toujours est-il que suite au sacrifice de la ville de Jacito, dernier gros bastion des survivants de l’invasion Locuste, Marcus et ses potes ont trouvé refuge sur un ensemble d’îles à l’abri de tout squattage baveux. Manque de bol les Lambents (des Locustes contaminés par de l’émulsion, une sorte d’EPO mutant) ont fini par les retrouver, imposant une évacuation express des lieux. Et comme si ça ne suffisait pas, le Président Prescott que tout le monde croyait mort fait une apparition surprise pour annoncer que le père de Marcus est lui aussi en vie. Ni une ni deux, nos membres de la CGU vont tout faire pour le retrouver, quitte à risquer leurs vies car il se murmure que le père ait trouvé le moyen de mettre un terme à l’existence de la pourriture Locuste. On ne va pas se mentir, Gears of War 3 ne révolutionne pas le monde du third person shooter et en même temps ce n’est probablement pas ce qu’on lui demande. Les habitués de la série seront ainsi aux anges de retrouver toutes les ficelles qui ont fait le succès de chaque épisode, et ne seront que plus excités par les nouvelles créatures et les nouvelles pétoires que nous ont mijoté les coyotes de chez Epic. Mais le plus beau dans tout ça, c’est surtout qu’il est possible d’apprécier la campagne en coopératif jusqu’à 4 en réseau local ou via le Xbox Live, tout en pouvant jouer à 2 sur le même écran. Voilà qui fait plaisir. Mais pas de panique si vous avez trop mauvaise haleine, des bots à peu près potables remplacent le manque de joueurs humains puisque l’aventure se savoure à 4 guerriers dans son intégralité. Tant qu’à faire il est possible de faire des échanges d’armes avec les autres personnages, une option pouvant faire office de coffre à jouets si l’on peut dire.

Les Lambents étant des menaces fraîchement apparues à la fin du second opus, Gears of War 3 a donc le champs libre pour nous en présenter des nouvelles comme les Polyps (sortes de petites araignées), les grosses tiges sortants du sol pour recracher des Drudges sur lesquelles pousseront de grosses tentacules, et qui laisseront trainer une larve explosive une fois dézinguée, et j’en passe. Au final c’est presque une dizaine des bestioles qui feront leur apparition pour tenter de vous pourrir l’existence, mais c’était sans compter sur l’apparition de nouvelles armes tout bonnement excellentes. Dans le tas figurent le Digger qui envoie une grenade creusant le sol dans la direction voulue pour exploser quelques mètres plus loin, le One Shot qui n’est autre qu’un fusil de snipe archi-puissant explosant sa cible en un coup, le Vulcain qui est une grosse mitraillette monopolisant 2 personnes pour être prise en main (une pour manipuler l’arme, l’autre pour tenir les munitions), le fusil à canon scié, le Rétro-Lanzer muni de sa baïonnette, etc… Chacune de ces armes dispose de ses propres contraintes de cadence de tir, de poids, de taille de chargeur ou de temps de recharge, ce qui imposera parfois des choix selon la situation plus ou moins bordélique dans laquelle on se trouve. Même le corps à corps est à l’honneur puisqu’il est possible de trancher dans le lard avec le fendoir, la fameuse grosse épée Locuste qui est ici utilisable. De temps à autre vous serez également autorisé à manipuler 2 types de mechas (des Silverbacks) : les premiers armés pour vous aider dans votre massacre, ou les seconds dédiés au transport de marchandises réquisitionnés pour le bien de quelques rares objectifs de manipulation d’objets. Au rayon des petites nouveautés nous pouvons signaler la possibilité de voir les positions des alliés sur la map d’une pression sur la touche LB, mais aussi l’objectif à atteindre au cas où votre sens de l’orientation est capable de vous perdre dans des niveaux ô combien linéaires.

Tout ça c’est bien cool mais qu’est-ce qu’elle vaut cette troisième aventure ? Tout d’abord un soupçon d’interrogation puisqu’elle débute avec un Marcus en taule. En civil. On vient le chercher. Avec ses fringues de combat dans un sac Le Coq Sportif. Oui oui, comme dans les 2 précédents volets. La suite ne sera bien évidemment qu’un enchainement de massacres grand spectacle comme le public l’aime tant… mais sans jamais atteindre le niveau des 2 premiers opus. Car oui c’est bien ce qui m’a choqué durant les 9 heures passées sur la campagne de Gears of War 3 : ça manque cruellement de séquences chocs, de moments épiques dignes de la première apparition du Général Raam ou du premier boss dans Gears of War, des passages avec les Krills, du laboratoire ou du tunnel de Gears of War 2 pour ne citer qu’eux. Certes on retrouve toujours des affrontements massifs, des phases de fuite imposées ou du rail shooting très bien mis en scène mais on ne trouve rien qui prenne vraiment aux tripes ou qui soit capable de nous mettre sur le cul comme autrefois. Pire, à aucun moment le scénario n’explique quoi que ce soit ou n’apporte de nouveaux éléments clés aptes à faire rebondir l’histoire et maintenir le joueur en haleine. Non là tout est relativement plat et la déception atteint son apothéose avec une séquence de fin totalement bidon et limite inadmissible pour conclure une épopée tartinée sur 3 jeux de gros calibres. Qu’il s’agisse du combat ou de la cinématique concluant cette trilogie, l’amertume devrait être l’unique sensation qui restera sur vos papilles après avoir fini le jeu. Mais loin de moi l’idée de dire que Gears of War 3 est mauvais. Le gameplay est fort heureusement toujours aussi efficace et jouissif (miam les nouvelles exécutions et les nouvelles armes), on a bien droit à notre dose de carnage où ça explose de partout avec des scènes qui nous en font voir de toutes les couleurs. C’est très agréable, pas de soucis là-dessus, il y a de quoi être ravi d’autant plus que le titre regorge d’easter eggs dont raffolent les fans.

Finir Gears of War 3 n’est pas foncièrement difficile et rares sont les passages qui poseront problème, surtout si vous jouez en coopératif avec des personnes un minimum douées. N’hésitez donc pas à pousser le champignon en mode vétéran, voire dément après avoir fini le jeu une première fois. Ceux qui aiment taquiner ou donner tout ce qu’ils ont dans le bide pourront également se tourner vers le mode Arcade. En gros il s’agit de reprendre la campagne solo, mais en faisant la course aux points afin d’atteindre le meilleur score possible (avec système de classement en ligne et tout le tralala bien entendu). Afin de donner un peu de piment à tout ça, les développeurs ont eu la bonne idée de proposer 15 mutators qu’il faudra déverrouiller. Il est possible d’en activer jusqu’à 3 en simultané, comme des coups explosifs au corps à corps, la désactivation du friendly fire, le rechargement éclair obligatoire, etc…, ou encore d’autres bien plus funs pouvant faire gonfler les têtes des joueurs, remplacer le sang par des fleurs, avoir des rires enregistrés, etc… Certaines de ces mutations corsent le jeu et ajoutent alors des bonus de points d’XP. Car oui les amis, Gears of War 3 use d’un système de points d’expérience mais n’ayez crainte, nous sommes bien loin de ce que proposent les RPGs puisqu’il ne s’agit que de permettre de débloquer de nouveaux contenus tels que des skins pour les armes ou de nouveaux personnages jouables dans le multijoueur. A chaque épisode Gears of War fait office de vitrine technologique affichant toutes les merveilles visuelles apportées par la dernière version bling-bling de l’Unreal Engine 3 d’Epic. Les environnements sont quant à eux davantage mis à contribution avec des bouts de murs et autres objets pouvant éclater lors des échanges de tirs. Les maps multijoueurs en profitent également avec par exemple un tableau des scores pouvant s’écrouler sur les combattants, ou une tempête de sable pouvant recouvrir le terrain. Niveau confort, le titre offre une compatibilité 3D, des loadings invisibles tout au long de la campagne, mais aussi des ralentissements en moins si vous prenez soin de l’installer sur le disque dur.

 

 

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1 commentaire

  1. Hafid a dit :

    Non pour moi ce jeu est tout simplement mauvais !!!
    Je m’explique : au début ça démarre lentement et après bah c’est pareil tout au long du jeu … Les ennemis sont ridicules, l’effet full metal jacket derrière le perso à disparu, les lieux sont immondes ( un bateau avec des citrouilles, un entrepôt, puis un port etc …)
    Bref une déception énorme !!!
    Le deuxième nous avait habituer à tellement mieux , c’est simple on dirait un Spin Off de Gears of war !!! Bref revendu de suite pas pour moi tout simplement !!!

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