Kyoto est une ville japonaise de la région du Kansai, au centre de Honshu. Elle fut de 794 à 1868 la capitale impériale du Japon. Elle est aujourd’hui la capitale de la préfecture de Kyōto ainsi que l’une des grandes villes de la zone métropolitaine Keihanshin (Ōsaka-Kōbe-Kyōto. Située au centre de la portion Ouest de l’île de Honshū, la ville est entourée par des montagnes. Le climat subtropical humide est caractérisé par des hivers doux et des étés moites, les nuits y sont alors particulièrement étouffantes. La ville a été dessinée selon un motif de grille en accord avec la tradition de géomancie chinoise. Aujourd’hui, les principaux quartiers d’affaires sont situés au sud et au centre de la ville, tandis que le nord et Arashiyama à l’ouest, sont des aires à l’atmosphère verdoyante moins peuplées. Les monuments historiques de l’ancienne Kyōto (villes de Kyōto, Uji et Ōtsu) ont été inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco en 1994. En 1997, Kyōto accueillit la conférence qui donna naissance au Protocole de Kyōto.
Avec ses 2000 temples, ses palais, ses jardins japonais, son architecture, Kyōto est considérée comme le centre culturel du Japon. Plusieurs temples de Kyōto sont classés dans le patrimoine mondial de l’UNESCO, sous le nom « Monuments historiques de l’ancienne Kyōto (villes de Kyōto, Uji et Ōtsu) ». Il est possible de parcourir à Kyōto le chemin de la philosophie, chemin qu’empruntait le philosophe Kitarō Nishida tous les jours, afin de réfléchir. Kyōto est également connue pour l’abondance de ses délicieuses denrées alimentaires. L’histoire de Kyōto permet la culture d’une grande variété de légumes. La gare de Kyōto est à elle seule un monument qu’il est intéressant de visiter. Elle fait aussi fonction de centre commercial, hôtel, comporte de nombreux restaurants et propose une vue sur la ville depuis le sommet des onze étages. Le tourisme constitue une importante part de l’économie de Kyōto. La ville jouit en effet de nombreux héritages culturels, constamment visités par les groupes scolaires japonais et par les touristes étrangers. La seule grande industrie de Kyōto est celle de l’électronique. La ville accueille en effet les sièges de Nintendo.
Amanohashidate (« le pont du ciel ») est l’une des trois vues les plus célèbres du Japon. Elle est située sur la baie de Miyazu au nord de la préfecture de Kyoto. Une fine bande de terre relie les deux bords opposés de la baie de Miyazu. Cette dune de 3,3 km de long est couverte par plus de 7 000 pins. Elle peut être vue depuis les montagnes de chaque côté de la baie et peut être traversée à pied en une petite heure. Pour voir le « pont qui traverse le ciel », tournez-lui le dos, pliez-vous en avant et regardez-le entre vos jambes. Vous aurez l’impression que le pont flotte. C’est la tradition depuis plus de mille ans. Près de l’extrémité méridionale se trouve un temple bouddhiste de Chion-ji. Il est possible d’utiliser un téléphérique pour avoir une vue d’ensemble d’Amanohashidate. Cependant, la montée à pied est gratuite et agréable. Le côté sud (celui de la gare) et le côté nord sont facilement accessibles pour admirer la bande de pins. Du côté nord, il est possible de continuer à monter vers un très beau temple : le Nariai-ji, situé encore plus haut que le belvédère d’Amanohashidate.
Le Daimonji Gozan Okuribi (les feux de Daimonji) a lieu le soir du 16 août, lorsque de gigantesques caractères chinois, ainsi que d’autres motifs, sont tracés par le feu sur les pentes des montagnes entourant Kyoto. C’est l’image emblématique de l’été à Kyoto. Bien que plusieurs interprétations existent quant à l’origine de cet événement, on considère généralement que les feux illuminent des portes pour voir les âmes des ancêtres après les avoir célébrées lors des fêtes de O-Bon qui se terminent alors. Les plus célèbres de ces caractères sont le dai (qui signifie « grand ») sur le mont Daimonji, le myô et le hô qui forment le mot myôhô (« merveilleux enseignement du Bouddha ») sur les monts Matsugasaki Nishiyama et Higashiyama. Outre ces trois lieux, le même caractère dai est écrit par le feu sur le mont Hidari-Daimonjiyama à Kinkakuji Okitayama, un motif funa-gata (motif en forme de bateau) est allumé sur le mont Funayama à Nishi-Kamo et un motif torii-gata (motif en forme de portail traditionnel de sanctuaire shintô) sur le mont Manadarayama à Saga. Tous ces feux, allumés simultanément, portent le nom collectif de Daimonji Gozan Okuribi.
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