Archives de la Catégorie : Retro Gaming

nov
19

Test de Daytona USA

Petit cours d’Histoire pour les noobs, et petit moment de nostalgie pour les anciens. La borne d’arcade de Daytona USA fut déclinée en plusieurs versions mais c’est surtout le cabinet Deluxe qui vient le plus souvent chatouiller nos mémoires. Reproduisant la structure de la voiture, vous preniez le contrôle d’un volant à retour de force extraordinaire, d’une boite de vitesse et de jolies pédales chromées pour entamer des tours de circuit endiablés servis par un écran géant entouré d’enceintes qui vous collaient au plus proche de l’action, notamment grâce à un bruit de moteur extrêmement fort et rauque. Si les premières parties solo ne vous avaient pas déjà rendu totalement accroc, maitre Sega avait encore une carte diabolique dans sa poche : la possibilité de linker jusqu’à 8 bornes entre elles pour vous permettre de concourir avec et contre vos potes, le tout entouré de 32 bots. Là, c’était du grand art. Si aucune borne n’était occupée et que vous preniez un peu de recule pour observer la structure dans son ensemble, vous aperceviez alors que les huit écrans n’en formaient qu’un seul et que la rolling démo apparaissait en géant. C’est un mot qui revient souvent pour ce jeu mais ce moment était tout simplement culte. La longévité du jeu en arcade tient du miracle et ce malgré la sortie d’un deuxième épisode. Il est en effet encore courant de trouver une salle d’arcade (enfin quand vous réussissez à en trouver une) qui possède toujours une borne Dayton USA qui tourne. C’est dire la popularité qu’il possède toujours 17 ans plus tard. Coté consoles, le jeu eu une carrière moins honorable. La technologie n’aidant pas, la première version du titre sur Saturn piquait énormément les yeux. Conversion la plus fidèle de l’arcade jusqu’à présent, surtout grâce au même design et à un gameplay proche, le jeu permit d’écouler un bon stock de machines lors de la première manche dans la guerre contre Sony.

C’est donc avec la joie teinté de nostalgie que nous avons entrepris nos premier tours sur la mythique piste de Daytona. Premier constat : c’est une conversion 100% fidèle à l’arcade. Cependant il ne s’agit pas de la version originale mais du remake 16/9ème et HD ressorti il y a quelques années par Sega en arcade. Graphiquement il est difficile de donner un avis tranché. Pour les anciens, le jeu fait énormément plaisir, c’est vraiment l’arcade à la maison. Fini le clipping, l’aliasing à outrance et les ralentissement, vous pouvez désormais pleurer de joie à chaque lancement de partie. . Niveau gameplay, Sega a tout bonnement réussi un miracle. Vous retrouverez les mêmes sensations que sur les bornes d’antan. Le jeu propose une marge de progression longue et bien pensée. Si les premières parties se feront sans aucun doute avec le véhicule automatique qui se concentre sur les dérapages contrôlés au frein et à l’accélération, il vous faudra passer sur la conduite manuelle pour apprécier les immenses qualités du gameplay construit pour le jeu. Dans ce mode votre vitesse de pointe sera légèrement supérieure à la version auto. Autant le dire tout de suite, n’imaginez même pas gagner une course online si vous n’y êtes pas. Un concurrent qui maitrise un minimum la boite de vitesse et vous êtes foutu. La voiture manuelle vous permet de gérer les vitesses de la première à la quatrième au pad. Coup de génie de Sega, vous pouvez les passer avec les boutons de tranches comme dans un Gran Turismo, mais vous pouvez surtout utiliser les boutons, chacun ayant une vitesse affectée. Pourquoi cette subtilité est-elle si importante me direz-vous? Pour répondre je vais devoir vous apprendre les bases de la conduite de Daytona USA.

C’est simple, les dérapages de la voiture se contrôlent en rétrogradant d’un seul coup de la 4ème à la 2ème ou 1ère tout en braquant totalement votre volant. La voiture part en dérapage sans perte de vitesse et à la sortie de votre virage vous n’avez plus qu’a remettre la 4ème pour retrouver votre alignement et votre vitesse de pointe. Cette manipulation transmise entre joueurs d’arcade n’aurait tout simplement pu être effectuée si Sega avait simplement proposé le changement de vitesse sur la tranche. Bien sûr cette manipulation demande un peu de dextérité et il vous faudra de l’entrainement avant de la maitriser sur l’ensemble des circuits et de certains passages bien corsés. Comme tous les jeux de voiture, la conduite sera sans doute plus aisée avec la vue extérieure, mais les anciens retrouveront avec plaisir les 3 autres vues, dont notamment la célébrissime et généralissime vue cockpit. Reproduisant uniquement le tableau de bord, ses compteurs et le capot vibrant de la voiture, cette dernière était extrêmement immersive à l’époque puisque le volant n’avait pas à apparaitre puisque vous l’aviez dans les mains. Tout simplement génial. Daytona USA ne propose heureusement pas uniquement le jeu d’origine. Pour compléter l’expérience et jouer sur la nostalgie, Sega a eu la bonne idée d’y inclure des challenges, un mode karaoké, mais surtout un mode online. Le mode challenge est un tutorial déguisé puisque pour chaque circuit vous aurez un objectif à atteindre : passer un certain virage au dessus d’une certaine vitesse, compléter un tour dans un temps défini, renverser des plots en suivant des trajectoires, etc… Tout est fait pour vous apprendre graduellement la maniabilité du titre. C’est dans ce mode particulier que vous comprendrez que le gameplay n’est pas si simple qu’il n’y parait et que mon astuce de la boite de vitesse va se révéler salvateur. En effet, comment passer l’énorme virage du premier circuit sans descendre en dessous de 230 km/H ? Essayez avec ma méthode, vous verrez, ça vous changera la vie.

Finalement, la nostalgie passée et votre entrainement terminé, vous voila prêt pour affronter d’autres joueurs. Direction le mode online pour des courses à l’ancienne, c’est à dire avec 8 joueurs humains contre 32 bots. Premier carton rouge : avec les technologies actuelles Sega aurait dû nous proposer un plus grand nombre de participants humains. Une partie à 40 et c’était la note ultime assurée tellement le charme du jeu se concentre dans ces affrontements bien crapuleux que l’on peut vivre sur les différents circuits. Vous retrouverez cependant tout ce qui faisait le charme de l’arcade avec ses petits coups de tapin que l’on fait aux autres lorsque, par exemple, nous les coinçons contre un mur pour qu’ils finissent par avoir un accident. Le charme de ces joutes vient du fait que bien souvent arriver premier de la course ne sera qu’accessoire. L’objectif sera d’être le premier des huit runs lorsque le temps sera écoulé. Les règles sont les même online que tout seul. Trois circuits sont proposés, chacun correspondant à un niveau de difficulté. Vous passez des checkpoints réguliers qui vous redonnent quelques secondes salvatrices pour tenter de terminer les tours définis dans le temps imparti (Time extension !). Le mode multi de Daytona USA est tellement fun que l’on ne peut être que déçu lorsque l’on constate l’absence totalement injustifiée et quand même scandaleuse d’un mode deux joueurs en local. Franchement, nous appelons de nos voeux une mise à jour qui corrigerait cette lacune tellement on aimerait pouvoir se faire des soirées entre potes à la maison. 17 ans, c’est le temps qu’il aura fallu à Sega pour enfin nous offrir une conversion digne de l’arcade sur nos consoles de salon. Bien entendu le titre souffre aujourd’hui de graphismes dépassés et d’un nombre de courses ridicules, cependant le fun immédiat procuré par le jeu est intact malgré le poids des années. C’est un achat indispensable pour les nostalgiques et un petit prix qui devrait laisser tenter tous ceux qui cherchent une expérience fun, immédiate et surtout faisant partie intégrante de notre patrimoine vidéoludique.

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oct
14

Sega officialise Daytona USA

Sega a fini par officialiser la venue du légendaire Daytona USA en téléchargement sur le PSN et le Xbox Live Arcade. Comme son nom l’indique, il s’agira donc du tout premier opus paru en Arcade et sur Saturn (au moins) qui profitera de quelques menues améliorations pour l’occasion :

  • Le choix d’afficher les graphismes d’époque ou avec de la pixellisation en HD et un format adapté aux télés 16/9ème.
  • Un mode karaoké avec les mythiques musiques.
  • Une compatibilité avec les volants PS3 et Xbox 360.
  • La présence des modes Arcade, Survie et Chronométré.
  • Du multijoueur en ligne jusqu’à 8.

Daytona USA est un jeu vidéo de course en 3D développé par Sega-AM2 sous la direction de Yū Suzuki, originalement commercialisé par Sega sur borne d’arcade en 1994. Le jeu propose des courses de stock-car, le joueur peut être amené à affronter plusieurs dizaines d’adversaires simultanément. Le style de conduite est fantaisiste, très arcade. Le jeu a été adapté en 1995 sur Saturn, au lancement de cette dernière aux États-Unis et en Europe. Un autre portage du jeu pour le 32X était initialement prévu mais ne vit jamais le jour. En 2001, un remake sort sur Dreamcast, nommé Daytona USA 2001. A fortiori Daytona USA est un portage plus ou moins express puisqu’il sortira déjà le 25 octobre sur le Xbox Live Arcade en échange de 800 Microsoft Points, puis à la fin novembre sur le PSN à 7,99€.

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oct
02

Radiant Silvergun sur Xbox Live Arcade

14 septembre 2011 : Never forget ! Une date mémorable qu’ont choisi les divinités pour apporter un merveilleux présent : Radiant Silvergun sur Xbox Live Arcade. Nous allons nous focaliser sur le titre de Treasure, ou comment 13 ans plus tard un mythe redescend sur Terre pour se soumettre au jugement des hommes, manants comme nantis cette fois-ci. Ouf ! Radiant Silvergun c’est d’abord une légende, un nom fantasmagorique qui aura mis la bave aux lèvres et la main au slip de nombreux fondus du pad. Il faut dire qu’en sortant son titre en exclusivité sur une Saturn au crépuscule de sa vie (malgré un passage par la case arcade) et en petite quantité, Treasure s’assurait un bouche à oreilles aux allures de tsunami. Une aura si importante que la côte affolante du titre fit le bonheur des boutiques d’import puis des ebayeurs durant de nombreuses années. Une joie pour les spéculateurs du gaming mais une frustration pour les simples joueurs avides de s’essayer à ce shoot them up porté au panthéon du genre par les magazines spécialisés. 13 ans plus tard (quasiment jour pour jour) et ce grâce au Xbox Live Arcade, le commun des mortels peut enfin mettre ses mains et ses mots sur ce Radiant Silvergun si longtemps rêvé.

Comprendre le phénomène Radiant Silvergun, c’est d’abord se pencher sur le cas Treasure. Coupable de nombreux jeux furieusement hardcores mais aux gameplay jouissifs et addictifs tels que YuYu Hakusho, Gunstar heroes, Alien soldier, Guardian heroes, etc.., le studio nippon n’avait pourtant jamais planché sur un shoot them up. A ce titre Radiant Silvergun était déjà un évènement. Un premier essai certes, mais qui ne trahit pas le caractère frondeur des développeurs qui livrent un soft prenant aisément ses distances avec le reste de la production. Le premier point de déstabilisation se situe au niveau de l’arsenal. Ici point de power-up ou de cloches à ramasser pour upgrader son attirail, par défaut tout est disponible (3 armes de bases + 3 combinaisons) sans même avoir eu besoin de tuer le moindre ennemi. De prime abord on se dit « finger in the nose », mais la réalité du game design façon Treasure est tout autre. En effet, à un arsenal ventripotent se confronte une architecture retorse, étudiée pour vous faire suer (pour ne pas dire chier), obligeant le joueur à user abondamment de son lobe pré-frontal pour dégainer la bonne arme au bon moment suivant la situation. A cela on ajoute un système de points vicieux basé sur la couleur faisant grossir votre score en n’abattant que des ennemis d’un même coloris (rouge, bleu ou jaune) par lot de 3 (les fameux chains), et on obtient un système de jeu complètement fou mais fondamentalement méritoire et addictif pour peu que l’on adhère un minimum à la notion de scoring.

Autre notion novatrice : Radiant Silvergun initie le shoot them up au leveling permettant de gonfler la puissance des armes que vous aurez le soin d’utiliser le plus souvent. Un concept jusque-là réservé aux RPGs qui vous aidera à progresser dans cette jungle numérique faite de boulettes et de lasers belliqueux. Enfin dernier point sur lequel le jeu exprime sa singularité : les boss. Massivement présents tout au long de l’aventure, ils constituent quasiment un jeu dans le jeu. Tout d’abord ces fourbes auront l’audace de s’auto-détruire si vous tardez à les mettre au tapis. Humiliant à souhait, indeed. Ensuite leur constitution résulte bien souvent d’un assemblage de « pièces » qu’il faut détruire de façon optimum en terme d’ordre et d’arme à utiliser. Pas de notion de point faible à proprement parlé, mais une approche stratégique nécessitant observation et dextérité pour espérer obtenir des scores juteux. Ok Radiant Silvergun envoie de la buchette niveau gameplay mais la perfidie de Treasure ne s’arrête pas là et se répand jusque dans l’esthétique particulièrement travaillée du titre. Graphiquement tout d’abord, si l’on échappe pas à un monde futuriste au bord de la rupture, l’aspect dépouillé et chaotique de l’univers dans lequel le joueur évolue impose de suite une anxiété et un sentiment de vulnérabilité. Le studio s’est également permis quelques échappées psychédéliques qui ne laisseront pas indifférents les amoureux du old school gaming. Et puis il y a la musique avec une prédominance des synthé’ qui drapent chaque niveau d’un mélange de froideur et d’héroïsme unique, mais en totale symbiose avec le rendu visuel. Si le rythme est souvent de mise, des passages plus lancinants viennent par moment retourner l’atmosphère du jeu, délivrant ainsi un spectacle hallucinant. Les initiés auront rapidement identifié le père Sakimoto planqué derrière la table de mixage (filiation avec les score de Final Fantasy Tactics ou Vagrant Story oblige) gage d’une éminente qualité.

Ces orientations artistiques audacieuses pour un shoot offrent nombre de moments marquants voire cultes,faisant sortir le genre du carcan guerre/méchants/boom-boom pour venir papillonner autour d’inspirations plus métaphysiques, qui à n’en pas douter inspireront plus tard le gars Mizuguchi au moment de créer Rez. « Bon c’est bien beau tout ça mais ça vaut quoi aujourd’hui sur ma bobox, c’est HD friendly ou bien ? » J’invite tout ceux qui pensent cela à méditer sur le fait que tâter ce titre pour 14 euros (au lieu des 160 couramment pratiqués pour la version Saturn), même brut de fonderie avec pixels apparents et effets de transparence façon passoire, serait déjà une sacrée aubaine. Ensuite il est évident qu’on allait pas se retrouver avec un bête copy-paste de l’ISO Saturn. HD oblige, Treasure a quelque peu retouché son bébé. Pas de quoi chambouler le ressenti global mais assez pour rendre le tout bien agréable à l’oeil (même l’affichage ne concerne qu’une sous partie de nos écran 16/9 de bourgeois). Côté modes de jeu pas de révolutions non plus : un mode arcade strictement identique à la borne du même nom et un mode scénario, sorte de transposition du mode Saturn qui étaye un scénario anecdotique mais agréable entre deux niveaux sportifs et qui nous met les choses en perspective. Le mode vaut surtout pour son système de sauvegarde conservant précieusement le leveling de son équipement et permet ainsi de recommencer chaque partie avec un peu plus d’assurance. On aura beau dire ce que l’on voudra sur le dématérialisé, il est des cas où on ne le bénira jamais assez. Radiant Silvergun fait partie de ceux-là. Jeu collector autrefois réservé à une caste de puristes fortunés, le titre de Treasure est enfin jouable par tout le monde.

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sept
28

Bomb on Pixel City est disponible sur AppStore !

Si vous aimez jouer sur de vieux micro-ordinateurs, sur console rétro ou borne d’arcade des années 80, il faudra désormais compter sur Gamopat Studio ! Les jeux vidéo classiques du début des années 80 vont débarquer sur iPhone, iPod Touch et iPad ! Au programme : de gros pixels bien gras façon Atari 2600, un style artistique rétro, un gameplay fun avec des commandes simples ainsi qu’une musique chiptune rétro composée par StaxX. Bien sur il y’aura un classement des joueurs sur Game Center.

Dans Bomb on Pixel City vous pilotez un bombardier qui doit détruire les installations ennemies d’une ville dictatoriale ! Il faudra échapper aux défenses anti-aériennes, éviter les hôpitaux et les maisons, et détruire le silo à missile nucléaire ! Dépêchez-vous avant de vous crasher en panne de fuel sur les buildings ! Du vrai gameplay ancestral avec de l’action non-stop ! Des commandes simples, adaptées à l’iPhone, un gameplay addictif et un classement des meilleurs scores en ligne !

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juin
30

Retrouvez nous à la Japan Expo 2011 !

Bonjour,

Ça commence aujourd’hui et c’est jusqu’au 3 juillet au Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte… Un rendez-vous que vous ne voudrez sûrement pas rater… la Japan Expo 2011 ! Au programme comme d’habitude mangas, cosplay, musique, tournois de jeux vidéos et autres conférences… Depuis sa première édition, Japan Expo s’est fixé deux maîtres mots : connaissance et divertissement. Du Manga à la J-Music, des défilés de Cosplay aux arts martiaux, le festival aborde autant la culture japonaise traditionnelle que la pop culture contemporaine. Dès cet après-midi, un showcase est organisé par le groupe de rock TirO et JirO. Japan Expo n’est pas un simple festival mais une véritable fête ! Les fans d’Escaflowne ne pourront que se réjouir en apprenant le nom de l’invité d’honneur Anime de Japan Expo 12e Impact ! En partenariat avec Dybex et Namco Bandai, Nobuteru YÛKI donne rendez-vous à Japan Expo à tous ceux qu’il a fait rêver : l’occasion parfaite de rencontrer ce grand artiste. Parmi les nombreux exposants se trouvent tous les éditeurs du marché du Manga, de l’Anime et du jeu vidéo, de très nombreuses boutiques, des Jeunes Créateurs sous forte influence japonaise, ainsi que plus de cent cinquante fanzines et stands amateurs !

 

 

Le festival est également un lieu de rencontres exceptionnel entre passionnés qui aiment à se retrouver autour de mille et une activités : défilés de mode, showcases, projections en avant-première, Cosplay, concours de Karaoke, tournois de jeux vidéo, initiations aux arts martiaux, conférences… Parmi ces rencontres privilégiées, Japan Expo accueille désormais des dizaines d’invités de marque, autant de personnalités de qualité faisant et défaisant les tendances : Mangaka, designers, réalisateurs, musiciens, scénaristes, producteurs… tout droit venus du Japon ou d’ailleurs, ces invités d’exception forment l’unité créative du festival, à la rencontre de leurs fans. C’est le cas avec comme invité d’honneur musique de jeux vidéo, un grand compositeur qui a déjà donné des frissons à des milliers d’entre vous, Akira YAMAOKA, auteur de la musique du jeu Silent Hill ! Parmi les nouveautés apparues lors des derniers festivals, citons l’initiation au base-ball (sport national au Japon) grâce à l’exceptionnel Batting Center, le développement de la zone traditionnelle, l’apparition du Kyûdô, le tir à l’arc traditionnel, le grand retour du tuning japonais ou encore la découverte des dernières nouveautés musicales au sein de la J.E. Music Box.

Sayonara !

Psycho Ben.

 


 

 

 

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mai
07

Test de Super Aleste sur Super Famicom

Bonjour les pilotes !

On commence à en avoir l’habitude, mais à chaque fois on se fait avoir. En l’an 2048, la Terre est encore envahie par des extraterrestres qui balayent toute opposition humaine. Heureusement les savants les plus intelligents du monde ont construit le vaisseau le plus puissant de tout l’univers, l’ED-057. Dans Super Aleste, votre vaisseau est vraiment bien armé, il possède 8 armes différentes qui peuvent être upgradées jusqu’au level 6. Par ordre croissant, il y a :

  1. les tirs multiples,
  2. le laser,
  3. les cercles de protection en rotation autour du vaisseau,
  4. les tirs multidirectionnels (c’est le joueur qui choisit la direction),
  5. les missiles autoguidés,
  6. les méga-lasers,
  7. les nacelles
  8. les tirs sphériques.

L’environnement dans lequel se déplace l’appareil est varié, beau et bourré de petits effets spéciaux. Déjà dans le niveau 1, ça commence par un joli effet de transparence sur les nuages et le tout avec une touche de distorsion. Ensuite ça continue dans le niveau 2, une méchante station spatiale s’approche de vous, le tout en zoomant et en rotation. Elle en profite pour vous larguer d’énormes missiles sur la tronche, si vous détruisez un missile n’oubliez pas de baisser le son, car ils explosent en faisant un de ces boucans. Arf, c’est trop bon ! Le petit plus du jeu, c’est que les décors sont souvent interactifs, certains ennemis qui sont accrochés à d’énormes structures décollent pour vous barrer la route. Ensuite par endroits, il vaut mieux ne pas tirer comme un bourrin, car le décor part en mille morceaux et quantité de débris vous gêneront fortement. Tout au long des 12 levels qui constituent le jeu, vous allez en prendre plein les yeux et les oreilles… et vos nerfs vous souffrir. Chaque niveau est unique et possède sa propre identité, ainsi le plaisir est toujours renouvelé. Sans doute le Shoot le plus long de la console.

Généralement les ennemis sont nombreux à l’écran et en plus ils sont très rapides. Si votre arme n’est pas à fond, vous allez en baver sérieusement. Même si le premier niveau vous paraît dur ce n’est qu’un entraînement, dès le prochain vous verrez que le rythme change. Vous êtes maintenant dans la cour des grands. Heureusement que la jouabilité est sans faille. Il y a peu de choses à savoir sur le maniement des armes et on apprend vite à s’en servir. Généralement on reste appuyé sur le bouton de tir et on dégomme tout ce qui peut être détruit. Avec le bouton R, on change la configuration de l’arme pour une meilleure efficacité et ainsi éviter les situations compromettantes. Ce contrôle sur l’armement est sûrement ce qu’il y a de plus jouissif. Pour faire des ravages dans les rangs ennemis, le laser et les nacelles qui suivent les mouvements du vaisseau sont faites pour ça, mais elles sont réservées à des joueurs plutôt expérimentés.

Comme à l’accoutumée chez Compile, le jeu fourmille de bonus. La puissance de frappe du vaisseau augmente rapidement, mais les ennemis ne sont pas submergés pour autant. Au contraire, c’est nous qui sommes débordés et à la merci des extraterrestres. Outre le fait d’avoir un écran bondé, il faut bien regarder l’écran pour ne pas prendre un bonus qui vous donnera une arme que vous n’arrivez pas à contrôler, sinon c’est la mort assurée. Pendant le feu de l’action, nous ne sommes gênés par aucun ralentissement, ni clignotement, et pourtant il y a de quoi faire. Super Aleste est bourré d’effets spectaculaires, il possède de la bonne musique, des bruitages excellents et une animation sans faille. Mais même avec toutes ces qualités, il reste un shoot them up très classique. Il est tellement classique qu’il est pompé sur d’autres jeux comme Super Star Soldier et Gunhed, heureusement ce sont des bons jeux. « Pompé » est un bien grand mot, puisque Gunhed a également été programmé par Compile. Avec sa difficulté assez poussée, il est surtout réservé à ceux qui ont l’habitude des shoot them up.

Sayonara !

Psycho Ben.

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avr
24

Test de Yoshi island sur Super Famicom

Bonjour les dinosaures !

C’est la première chose qui vient à l’esprit quand on allume sa Super Famicom avec Super Mario – yoshi island trônant dessus : mais qu’est ce que les concepteurs du jeu ont fumé ? Nous allons y revenir, plusieurs possibilité émergeant de cette question somme toute simple de prime abord. Le jeu est sorti en 1996 , autant dire sur la fin de vie de la console. Et comme c’est Nintendo qui s’y colle on peut s’attendre à un véritable carton. Tout est réuni pour que le feu d’artifice soit grandiose… Jugez par vous même : une console au bord de l’abandon, ce qui sous entend parfaitement maîtrisée par les développeurs. Un jeu fait sur mesure par les concepteurs de la console (oui, les jeunes ne comprendront pas, puisque pléstécheune et boîte à X ne possèdent pas de jeu développé par leur constructeur). Un univers unique et déjà adulé par des millions de joueurs. Un parc de consoles gigantesque pour asseoir une vente confortable avec des bénéfices maximaux puisque le coût de production décroît avec l’ancienneté.

Le mélange est donc détonnant, et Nintendo va se charger d’y jeter l’étincelle nécessaire pour le transformer en bombe planétaire. Suivez moi dans la dimension N. Attention à la marche, baissez la tête et n’oubliez pas le guide. Le scénario nous change des éternels déboires de Peach (ou Daisy, ou toute autre pisseuse courue par le père mario) avec Bowser. Un vent frais souffle donc chez Nintendo. Il est vrai que la prise de risque est minimale puisque les ventes de la console sont au point mort, la Playstation ayant fracassé l’ensemble de la concurrence avec une facilité déconcertante. Qu’à cela ne tienne, Nintendo est bien décidé à faire un cadeau d’adieu à la reine des consoles. Et mes aïeux quel cadeau ! Le jeu frôle la perfection. La plateforme à l’état de grâce si l’on peut dire. Donc puisque l’état du marché permet de s’affranchir de quelques règles mercantiles pompantes, les concepteurs vont tout simplement virer la moustache en salopette du dessous des projecteurs pour y coller son animal de compagnie : Yoshi. Enfin plusieurs Yoshis pour être exact. Tout un troupeau même. Et de toutes les couleurs possibles. Ce qui me fait penser qu’en fait « Yoshi » est la race de l’animal… et donc son nom aussi. Bref c’est comme si Mario avait appelé son chien « Chien ».

Que les fans de la plomberie à tout heure se rassurent, ils auront quand même mario sous les yeux. Enfin baby mario, puisqu’un vilain sort a été jeté au plombier ainsi qu’à son pot de colle de frangin, et qu’ils ont du coup été catapultés quelques décennies en arrière. Vous voilà donc dans la peau de divers Yoshis (qui n’ont de différent que leur couleur) devant braver moult dangers sournois pour ramener baby mario vers baby luigi. On apprend d’ailleurs que mario et luigi sont jumeaux… Puisqu’on retrouve Mario, on retrouve donc également les éléments qui ont fait le succès de la série. Vous affronterez donc des Boos, des plantes carnivores, des koopas, des « ennemis de mario 2 que je sais pas comment ils s’appelent », des lakitus, etc etc etc… Yoshi nous avait montré une partie de son talent dans super mario world, mais c’était sans compter sur l’arrivée de toutes les substances venues des pays de l’est. Le Yoshi est transformé, et non seulement il se coltinera le petit mario tout au long des stages, mais en plus de ça il pourra sauter, écraser le sol, bouffer les ennemis, les cracher, pondre des œufs pour s’en servir de projectile, se transformer en hélicoptère, en train ou en bulldozer, pousser des rochers, et ainsi de suite jusqu’à ce que mort s’en suive (la votre hein, pad à la main. Belle mort cela dit). En parlant de saut, Yoshi a une particularité qui, mine de rien, donne au soft toute son âme.

A scénario original, gameplay original. Exit la plateforme classique, faites place à un nouveau paramètre à prendre en compte : vous devez certes franchir la rondelle d’arrivée (vous comprendrez en la voyant) mais également faire en sorte que baby mario ne tombe pas en chemin. Ce qui fait que vous ne mourrez pas sous les coups de vos ennemis, mais simplement bébé mario s’envole dans une bulle qu’il vous faudra rattraper dans un laps de temps plus ou moins long en fonction des étoiles que vous aurez collectées en chemin. Et tiens, tant que vous y êtes vous aurez autre chose à ramasser en route : des marguerites et des pièces. Oui les pièces on avait un peu l’habitude, mais les marguerites moins déjà. Mais bon ça va, elles sont gigantesques. Un peu planquées parfois, mais rien de méchant. En ce qui concerne les pièces, comme il fallait quand même trouver une idée folle pour continuer dans le délire, certaines cachent en réalité des pièces rouges qui sont les seules à rapporter des points en fin de niveau. Ne cherchez pas trop, ce sont toujours les plus compliquées à chopper.

Graphiquement c’est exceptionnel. Poum. J’ai dit. La maîtrise de la console est totale, et le choix des couleurs lumineux. C’est une véritable symphonie irisée pour tablette tempérée en pastel majeur. Un univers édulcoré, niais diront les segaïstes auquel je rappellerai que Sonic bosse pour nous, qui se place dans la droite ligne de l’image de big N. Et si l’œil est à la fête, ne vous inquiétez pas pour l’oreille, elle a largement de quoi s’occuper. Koji Kondo est passé par là, il a vu de la lumière (pastel toujours) et il a composé deux, trois petits trucs pour habiller le tout. C’est merveilleux. On se surprend à fredonner les rengaines malgré soi dès que le niveau débute, surtout que comme l’action n’est pas à proprement parler soutenue, on a le temps d’admirer le paysage en profitant de la sono. Yoshi’s island est en quelque sorte la grosse meringue sucrée de votre enfance, si appétissante, il s’en réchappe des fragances de balade bucolique dans un coin champêtre et reculé en compagnie de visages sympathiques et connus. On est bien quand on y joue.

Sayonara !

Psycho Ben.

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avr
23

Test de PilotWings sur Super Famicom

Bonjour les pilotes !

PilotWings fut l’un des premiers jeux présentés sur Super Famicom, à l’époque sous le nom de Dragon Fly. Il devait etre en quelque sorte la vitrine des possibilités nouvelles amenées par la console et son fameux Mode 7. A la sortie de la Super Famicom, F-Zero avait déjà inauguré le mode 7, mode graphique propre à la 16 bits permettant de faire des zooms et des rotations sur des plans en 2D. Mais le jeu qui devait tirer profit au mieux de ces capacités n’a déboulé que quelques semaines après la sortie de la console, le 21 Décembre 1990, sous le nom de Pilotwings. Un titre très particulier et encore jamais vu sur console. Pilotwings est, comme son nom laisse sous entendre, une simulation aérienne. Ce genre de jeu est assez répandu sur PC avec les Flight Simulator mais ne fait pas vraiment l’unanimité chez les joueurs, car ces jeux sont souvent compliqués d’utilisation et assez austère niveau fun. Mais Pilotwings est un jeu Nintendo et un jeuNintendo n’étant pas fun ça n’existe pas !

Dans Pilotwings, vous devrez donc passer différentes licenses de pilotages. Pour passer une license vous devez gagner un certain nombre de points en réalisant différentes épreuves aériennes dans une zone de vol distincte. Vous aurez meme droit à un instructeur pour vous guider. La difficulté va crescendo et vous apprenez de nouvelles aptitudes à chaque license. Par la suite il faudra combiner ces aptitudes pour réaliser des objectifs  demandant plus de maitrise. Par exemple le pilotage du biplan, qui est l’épreuve de base du jeu : dans la première zone de vol vous devez simplement faire atterrir ce dernier sur la piste, dans la seconde vous devrez passer au travers d’anneaux de couleurs avant de vous poser, dans la 3e vous devrez réaliser un décollage puis passer aux travers d’anneaux puis vous poser… Vous pourrez piloter un avion biplan léger puis vous essayer au saut en parachute. Si vous êtes plus téméraire agrippez vous à votre jet-pack pour voler comme James Bond ! Pour vous transformer en oiseau optez pour le deltaplane. Enfin vous pourrez débloquer un hélicoptère de combat.

La maniabilité est très simple et ne requiert que les boutons A et B en plus de la croix directionnelle. Malgrès cela de nombreuses subtilités de gameplay existent. Dans le biplan A sert à accélérer et B a freiner et vous avez une vue de derrière comme dans un jeu 3D.Dans l’épreuve de saut en parachute, vous voyez votre personnage du dessus et le diriger avec la croix directionnelle. Haut sert à descendre en piquet, bas à ralentir et droite et gauche à s’orienter. Le jet pack nécéssite un peu plus de tact, car A et B servent tous deux à mettre les gaz mais avec un niveau de puissance différent. Enfin en deltaplane appuyer sur A vous permettra de prendre un peu d’altitude.
De nombreux éléments sont gérés par le jeu comme l’altitude bien évidemment mais également la vitesse, le niveau de carburant (pour le jet pack, le biplan et l’hélico) et meme la direction du vent.
Graphiquement c’est très propre et bien lisible, le mode 7 est utilisé a tord et a travers et l’on a vraiment l’impression d’évoluer librement dans les cieux ! En revanche les musiques et effets sonores exploitent peu le processeur Sony de la console on croirait presque qu’ils sont sortit d’un jeu Famicom. Pilotwings est donc un jeu très complet, facile a prendre en main et proposant un gameplay tres fouillé et varié. Son seul point faible réside dans sa durée de vie limitée avec seulement 4 licenses et une mission spéciale (une fois celle-ci compléter vous aurez à faire au mode expert qui est plus difficile). Pilotwings est un jeu original, révolutionnaire pour l’époque et très zen et relaxant. Préparez vous à un fantastique voyage aérien !

Sayonara !

Psycho Ben.

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avr
17

Test de Super Metroid sur Super famicom

Bonjour,

Ce Super Metroid, le 3ème épisode de la saga, est celui qui aura le plus marqué les joueurs. Autant vous le dire tout de suite, pour moi il s’agit ni plus ni moins de l’un des meilleurs jeux de tous les temps. Super Metroid reprend le concept de ses deux aînés ; c’est un jeu d’aventure-action. Le but du jeu est de déambuler dans des labyrinthes creusés dans les souterrains d’une planète que l’on nomme Zebes, repaire des fameux pirates de l’espace. Samus Aran, personnage énigmatique et solitaire dont on ne sait pas très bien si c’est un humain ou une machine, se rend sur cette planète hostile, après que le dernier exemplaire vivant de metroid ait été volé par « Ridley » dans un laboratoire en charge de l’étudier. Samus lui emboîte le pas, et atterrit à la surface de Zebes, sous un orage et une pluie acide battante… On se retrouve donc planté là, au milieu de nulle part, à se demander où l’on va bien pouvoir aller. Sans une bribe d’information sur la tâche à accomplir, tout ce que vous savez c’est que vous devez retrouver la larve. Vous partez donc à la découverte de cet endroit peu accueillant. Et c’est l’une des grandes forces de ce jeu : le sentiment d’être absolument seul, abandonné sans aucune indication sur ce qu’il y a à faire, contrairement à l’épisode GBA

On doit donc se débrouiller seul et partir explorer au hasard l’immense aire de jeu, où l’on va s’enfoncer de plus en plus dans les profondeurs de Zebes, habitée par une faune et une flore agressives. On a une liberté d’action assez énorme. D’ailleurs, la première fois que j’ai terminé ce jeu, je me suis rendu compte plus tard que je n’avais pas pris le cheminement « officiel ». Certes, on ne pourra ouvrir certaines portes qu’à certains moments du jeu, après avoir rempli une certaine action, mais on n’est pas tout le temps bloqué. Tant et si bien que le joueur ressent une sensation d’abandon, livré à lui-même ; on est perdu. Il faut se battre pour survivre et trouver la sortie. Tel semble être le credo de cet opus. Le gameplay de ce Metroid est très très riche. Il y a tout un équipement à rassembler, divers costumes, des capacités spéciales comme la fameuse boule morphing, la vitesse supersonique, la vision à travers les murs,… et de nombreuses armes de plus en plus puissantes. En tout une vingtaine d’upgrades, qu’il faudra parfois associer entre elles pour former d’autres attaques.

Quand Samus est suffisamment équipée, le personnage dégage vraiment une impression de surpuissance. Il faudra bien ça pour vaincre les boss, tous très impressionnants de par leur taille et leur difficulté, à tel point qu’on redoute à chaque fois le moment où l’on sent que l’affrontement va arriver. Pour la partie technique, le jeu date tout de même de 1994, mais reste très appréciable à l’œil. Il ne rivalise certes pas avec un Donkey Kong Country ou un Yoshi’s Island (sortis plus récemment), mais sait faire valoir ses qualités. On retiendra l’excellente animation des personnages, dont les mouvements sont très bien détaillés, le plus impressionnant à l’époque restant la course supersonique de Samus. Les environnements sont également à l’honneur puisqu’au-delà de leur design réussi, très organique, on pourra se réjouir de leur diversité. Il y en a pour tous les goûts, de la lave à l’eau, en passant par un vaisseau échoué ou des caves sombres.

Côté son, je connais peu de jeux ayant un rendu sonore autant en osmose avec le design graphique. Un point qu’il convient de souligner est l’ambiance unique qui se dégage de ce jeu, très sombre et mystérieuse, et le son y est pour beaucoup. Les musiques qui accompagnent les niveaux sont très étranges et restituent bien le sentiment d’être seul, très loin de tout, et de descendre de plus en plus dans les entrailles de cette planète. Avec ce Super Metroid, Gunpei Yokoi a réussi son pari : donner dans le machiavélisme à outrance, de manière à plonger le joueur dans une ambiance teintée de solitude, d’inquiétude, d’oppression, et surtout une totale inconnue sur ce qui nous attend derrière la porte suivante. Honnêtement, Super Metroid est un très grand jeu dans son genre, à savoir l’aventure/action/plates-formes. Je pense qu’il reste encore une référence malgré ses 17 ans d’âge. D’ailleurs, il vient d’être élu 10ème meilleur jeu de tous les temps par le site de référence IGN.

Sayonara !

Psycho Ben.

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avr
16

Test de StarFox sur Super Famicom

Bonjour les astronautes !

La Starfox Team, dirigée par le renard Fox McCloud et composée du faucon Falco Lombardi , du lapin Peppy Hare et de la grenouille Slippy Toad voyagera alors de planètes en secteurs spatiaux afin de libérer la galaxie du joug de l’empereur Andross. Le titre fait penser à Star Wars, il y a des vaisseaux spatiaux, un vide intersidéral, on est donc en droit de s’attendre à un Space Opera qui décoiffe. La cinématique va dans ce sens : trois vaisseaux apparaissent au dessus de nos tètes et sont détruits par quelques lasers bien placés, surgit ensuite le vaisseau mère des envahisseurs responsables de ce carnage, tandis qu’au loin apparaît déjà Corneria, la planète bleue. Elle semble si faible face à cette fantastique armada. Dès le début, on est dans l’ambiance, mais ce qu’il y a de plus fou dans cette intro ce sont les éléments en trois dimensions ! On avait déjà vu seize polygones (très exactement…) dans A link to the past, mais ici c’est l’orgie, la déferlante et ce n’est que le début.

Car ce qui va faire de ce jeu un véritable best seller, ce n’est pas le scénario affligeant ou les personnages sortis tout droit des fables de La Fontaine, mais bien les graphismes. La puce Super FX contenue dans la cartouche permet de booster artificiellement les capacités de la Super Famicom, ce qui lui confère la capacité d’afficher de fantastiques graphismes en 3D, avec des textures magnifiques, l’arcade à la maison comme on dit. Vous pouvez choisir la configuration de votre manette et tester immédiatement si cette dernière vous convient. En effet, vous avez à votre disposition un vaisseau que vous contrôlez entièrement et vous avez la possibilité de choisir entre quatre configurations grâce au bouton select. Astucieuse initiative que je n’ai à ce jour jamais retrouvée dans aucun jeu et c’est bien dommage. Une fois votre configuration sélectionnée, vous avez le choix entre l’entraînement ou le jeu proprement dit. Au programme : passage dans des anneaux, tir sur des cônes et vol synchronisé avec vos coéquipiers. Rien de bien excitant en soi mais tout cela suffit pour bien s’habituer à manier votre Arwing, ce qui je le signale au passage est le nom de votre vaisseau.

Le scénario est on ne peut plus simple : vous devez parcourir la galaxie pour sauver le monde et réduire le Général Andross en compote. Pour cela vous avez le choix entre trois itinéraires qui correspondent à trois niveaux de difficulté, système intéressant puisqu’une fois le jeu fini en mode facile il sera assez agréable de recommencer le jeu avec une autre difficulté car les niveaux visités ne seront pas les mêmes. Les niveaux sont d’ailleurs assez variés, enfin autant que le permet une épopée à travers la galaxie : trou noir, champs d’astéroïdes, armada impériale, météore et planètes de couleurs diverses et variées. Notez qu’un niveau caché nommé « autre dimension » est accessible, par contre c’est un niveau infini dont il est impossible de sortir sans faire un reset ou arrêter la console. Si les niveaux sont variés, les ennemis aussi. Les vaisseaux rencontrés changent régulièrement d’un niveau à l’autre. Les niveaux sont agrémentés de musique franchement pas mauvaise. Chacune de ces musiques s’associe parfaitement à son niveau : une musique entraînante pour le premier niveau, une musique effrayante pour le boss de fin. Ajoutez au tout une palette de bruitages typiquement dans le courant « Star Wars » et vous obtiendrez au final un tableau artistique de haute qualité.

Quant à la maniabilité, elle est au poil. C’est de l’arcade, pas de la simulation de vol. Le vaisseau est très maniable : il est équipé de retro fusées et d’un boost, il peut en outre effectuer des vrilles sur les côtés. Tous ces mouvements sont bien pratiques pour éviter les tirs ennemis et les obstacles en tout genre, ce qui peut se révéler très utile pour ne pas mourir dans d’atroces souffrances. Du côté de l’armement on est tout aussi bien fourni. Tirs lasers et super bombes nova sont au menu. La première arme est en libre service tandis que la seconde est en quantité limitée. Vous disposez au début de chaque vie de trois bombes avec la possibilité d’en obtenir jusqu’à cinq. Au vu de la difficulté pour obtenir ces bombes, je vous déconseille de les utiliser contre de banals ennemis puisqu’à la fin de chaque niveau vous attendent les boss qui ponctuent respectivement le premier et le deuxième niveau du mode easy. Il y aurait tant d’autres choses à dire sur ce jeu, j’en oublie peut être (sûrement ?), mais sachez que pour moi une seul mot peut désigner Starfox : culte.

Sayonara !

Psycho Ben.

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